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L'unité de transformation Vauquelin va s'étendre sur 3 000 m2.

Les pommes de terre Vauquelin quittent Le Neubourg pour rejoindre la ferme familiale.

Trois générations de Vauquelin autour de la pomme de terre.
Trois générations de Vauquelin autour de la pomme de terre.
© FD

Sur 350 hectares, la famille Vauquelin est spécialisée en polyculture dont près de 70 hectares de pommes de terre. Reprise en 2002 par les frères Vincent et Emmanuel, l'entreprise se lance rapidement, dans un local loué en centre-ville du Neubourg dans la transformation de 40 tonnes par mois de tubercules en frites fraîches « maison », pommes de terre épluchées et pommes lamelles sans conservateur ni additif à destination de grossistes, collectivités, petites et grandes distributions et restaurateurs. Seulement, face à la demande croissante de la restauration collective, une DLC de 8 jours et la pression des riverains, « il était temps de pousser les murs ou de partir », a expliqué Vincent Vauquelin à la conseillère régionale Marie-Noëlle Chevalier lors d'une visite le vendredi 25 novembre. Les agriculteurs ont donc décidé de construire une nouvelle unité de transformation au coeur de la ferme familiale à Venon. Après une subvention versée en 2019 de 120 000 euros pour une ligne de conditionnement et des équipements frigorifiques, la Région Normandie a apporté pour ce projet une nouvelle aide de 240 000 euros, dont 120 000 euros de FEADER (Fonds européen agricole pour le développement rural).

 

VALORISER L'AMIDON

À Venon, le gérant a donc guidé un groupe d'élus du lavage, au calibrage et au stockage avec du gaz de menthe pour éviter la germination. Puis, sur le chantier, les visiteurs ont découvert une structure de 3 000 m2 dont 2 200 m2 couverts de panneaux photovoltaïques « permettant de produire 310 kWh pour de l'autoconsommation. L'ensemble sera opérationnel le 15 janvier quand nous aurons transféré toutes les lignes de transformation et installé la nouvelle machine de conditionnement. Cela permettra de doubler la production d'ici deux à trois ans », a indiqué Vincent Vauquelin. Le coût total va s'élever à 2,5 millions d'euros et permettra l'embauche de deux à trois personnes. Dans le prochain processus, l'exploitant réfléchit déjà à valoriser les 25 % des déchets dans un méthaniseur et aussi l'amidon qui pour le moment est versé dans un bassin.

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