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Viande bovine: mieux valoriser les animaux

Les membres de la section viande bovine de la FNSEA de l'Eure ne parviennent pas à expliquer ce paradoxe : les indicateurs de marché sont favorables, des démarches se mettent en place, mais les cours ne décollent pas. Réunis le 17 mai dernier, les éleveurs souhaitent mener des actions.

Trop souvent l'éleveur se retrouve seul face à un acheteur, sans disposer des informations utiles pour mener à bien une négociation équilibrée. « Aujourd'hui, certains acheteurs n'hésitent pas à utiliser des fake news pour tirer les prix vers le bas » regrette Philippe Sellier, président de la section bovine de la FNSEA de l'Eure. Pourtant les données relatives aux marchés sont plutôt favorables. Il suffit pour cela de reprendre les données officielles fournies par FranceAgriMer. Ainsi, il est possible d'observer que le cheptel allaitant est en baisse. Les abattages de vaches allaitantes sont eux aussi en diminution. Le premier trimestre montre une chute de 6%. Cette baisse est aussi observée pour les jeunes bovins allaitants et laitiers. A l'inverse, les exportations de viandes fraiches progressent de 14 % en un an et la consommation globale est en hausse. « Grâce à tous ces éléments, nous devrions observer une hausse des cours. Mais, il n'en est rien. La domination d'un acheteur permet de maintenir les prix bas et le manque d'organisation des producteurs maintient cette économie de cueillette de ferme en ferme. Nous devons nous structurer et décliner la loi issue des Etats Généraux de l'Alimentation, ainsi que les démarches professionnelles telle que Eleveur et engagé. Nous devons aussi mieux informer les producteurs. C'est ce que nous ferons par un bulletin d'information au sein de la FNSEA de l'Eure » martèle le président de la section.

DÉPLOYER ELEVEURET ENGAGÉ

La démarche portée par les producteurs a pour objectif la rémunération des producteurs, la transparence de la filière et la montée en gamme de l'alimentation. « Notre travail a été repris par la loi, nous devons donc aujourd'hui nous mobiliser pour que les grandes surfaces s'impliquent dans cette démarche » soulignent les participants. Les membres de la section ont donc décidé d'aller à la rencontre d'ici l'été des représentants des enseignes Carrefour et Système U. « Ladémarche Eleveur et Engagé permet une revalorisation de 1EUR/kg de carcasse si l'animal entre dans le cahier des charges qui est accessible. C'est un retour direct aux producteurs qui sera réalisé et sur lequel nous aurons la transparence. Nous verrons quels acteurs de la filière jouent le jeu ou pas » précise Philippe Sellier.

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