Un foyer d'IAHP détecté à Juignettes.
Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé le 13 mars dans une exploitation commerciale détenant des volailles à Juignettes.
Pour éviter tout risque de propagation à d'autres élevages, des zones réglementées de protection, à 3 km autour du foyer, et de surveillance, entre 3 et 10 km autour du foyer, ont été mises en place. Les services de l'État poursuivent la surveillance dans la zone réglementée autour du foyer.
Les communes concernées dans le rayon de 3 km
Juignettes ;
Les Bottereaux ;
Chambord ;
Saint-Antonin-de-Sommaire
Les communes concernées par la zone comprise entre 3 et 10 km
Ambenay ;
Les Baux-de-Breteuil ;
Bois-Anzeray ;
Bois-Arnault ;
Bois-Normand-près-Lyre ;
Chéronvilliers ;
La Haye-Saint-Sylvestre ;
Mesnil-Rousset ;
Neaufles-Auvergny ;
La Neuve-Lyre ;
Notre-Dame-du-Hamel ;
Rugles ;
La Vieille-Lyre ;
Mesnil-en-Ouche : communes déléguées de Saint-Pierre-du-Mesnil, Gisay-la-Coudre et la Barre-en-Ouche.
Dans ces périmètres, tous les lieux de détention de volailles et d'oiseaux captifs sont soumis à des prescriptions spécifiques. Ainsi, les mouvements de volailles et d'autres oiseaux captifs sont interdits, sauf dérogations accordées par la direction départementale de la protection des populations (DDPP).
La zone de protection est levée au plus tôt 21 jours après la fin des opérations préliminaires de nettoyage et désinfection du dernier foyer de la zone de protection, et après la réalisation des visites dans tous les établissements détenant des volailles ou oiseaux captifs permettant de conclure à une absence de suspicion ou de cas d'influenza aviaire dans la zone.
Après la levée de la zone de protection, les communes et les établissements concernés restent soumis aux mesures de la zone de surveillance jusqu'à la levée de cette dernière.
La zone de surveillance est levée au plus tôt 30 jours après la fin des opérations préliminaires de nettoyage et désinfection du dernier foyer de la zone de protection et après la réalisation des visites, avec résultat favorable, des établissements de la zone de surveillance permettant de conclure à une absence de suspicion ou de cas d'influenza aviaire dans la zone.
La consommation de viande, de foie gras et d'œufs - et plus généralement de tout produit alimentaire à base de volaille - ne présente aucun risque pour l'Homme.
Rappel sur les mesures générales de biosécurité
Du fait du niveau de risque élevé d'influenza aviaire hautement pathogène sur l'ensemble du territoire national, les mesures de protection sanitaires à mettre en place, en tout lieu, par tout propriétaire ou détenteur de volailles ou d'oiseaux captifs, sont les suivantes :
procéder à la mise à l'abri des animaux détenus ou à leur isolement, par des filets, de tout contact avec des oiseaux sauvages ;
abreuver et nourrir les oiseaux et volailles strictement à l'intérieur des bâtiments, quelle que soit la nourriture ;
interdire tout accès aux points d'eau, sauf s'ils sont intégralement sous filet ;
utiliser des chaussures et vêtements dédiés pour accéder à la partie de l'exploitation où les volailles sont détenues ;
surveiller quotidiennement les oiseaux et, le cas échéant, signaler sans délai à un vétérinaire tout comportement anormal ou tout signe de maladie de ces derniers.
Monsieur Charles Giusti, préfet de l'Eure, appelle à la vigilance et à la mobilisation de tous les acteurs, en particulier des éleveurs, des détenteurs d'oiseaux (basse-cour, élevages, etc.) et des vétérinaires, pour limiter la propagation de ce virus. Cela passe en particulier par une application sans faille des mesures de biosécurité.
Vous trouverez de plus amples informations sur ces mesures sur le site : https://agriculture.gouv.fr/influenza-aviaire-les-mesures-de-biosecurit….
D'une manière générale, et afin de limiter la diffusion du virus, il est rappelé à l'ensemble des professionnels de la filière volaille et aux particuliers de respecter strictement les mesures de biosécurité (notamment la mise à l'abri) sur l'ensemble du département et de rester extrêmement vigilants.
La surveillance de la mortalité de l'avifaune sauvage est également renforcée : la découverte d'oiseaux sauvages morts doit faire l'objet d'une déclaration auprès de l'Office français de la biodiversité (OFB) au 02 32 52 05 08 ou via sd27@ofb.gouv.fr.