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Semer un mélange céréales-protéagineux dans une prairie dégradée.

Semés à l’automne dans des prairies ou des luzernières dégradées par la sécheresse, des mélanges céréales protéagineux peuvent apporter un complément de fourrage au printemps suivant. Des essais débutent.

Les mélanges ont été semés en octobre avec un outil de semis direct.
Les mélanges ont été semés en octobre avec un outil de semis direct.
© © CA PdlL

Les prairies ont bien souffert de la chaleur et du manque d’eau cet été. Dans les parcelles les plus dégradées, il est possible d’imaginer un sursemis de mélange céréales-protéagineux (méteil) afin de rebooster la productivité des prairies. En octobre 2021, des mélanges de triticale-vesce ou d’avoine-vesce-féverole ont été semés dans des prairies des fermes expérimentales et commerciales des Pays de la Loire et du Grand Est. Si ces espèces ont en général bien levé, elles ont vite régressé à cause de la concurrence de la prairie. « Les conditions de 2021 étaient favorables à l’herbe qui avait peu souffert l’été et bien poussé à l’automne, explique Stéphanie Guibert, chargée de mission prairies à la chambre d’agriculture des Pays de la Loire. Les mêmes essais que nous allons renouveler cette année avec des prairies abîmées montreront sûrement des résultats différents. Les éleveurs qui ont testé ces pratiques de sursemis de méteils sur prairie font le même constat : pour que ça marche, il faut que la prairie soit bien mal en point, sinon il y a la concurrence de l’herbe en place. »

 

LE METEIL LIMITE LE SALISSEMENT DES LUZERNES

Ce sursemis de mélanges céréales-protéagineux peut aussi être appliqué dans des luzernières. Des premiers essais exploratoires réalisés en Pays de la Loire ont montré des résultats encourageants. Semés mi-octobre dans de la luzerne fraîchement coupée, des mélanges à base de seigle, vesce, trèfle ou féverole ont profité de la pause hivernale des luzernes pour se développer. À la première coupe de printemps, début mai, le surplus de biomasse des méteils était de l’ordre de 2,5 tonnes de matière sèche par hectare. « Les espèces semées se sont rapidement implantées et ont limité le salissement de la luzernière, observe Stéphanie Guibert. Le seigle est une céréale précoce qui s’installe vite, mais on le retrouve également présent à la deuxième coupe. La féverole comme la vesce apporte de la richesse en protéines, mais il convient d’approfondir l’intérêt de la technique au regard des bénéfices apportés et des coûts de semences engagés. » Là aussi, des essais se poursuivent cette année

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