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Se familiariser à l'eye breed.

Une quarantaine de personnes a participé à la réunion technique proposée par l'association Normande IPE (insémination par l'éleveur) qui s'est déroulée au début du mois de juillet au Gaec Cahorel (sud-Manche). L'occasion pour les participants de s'informer sur la génétique du moment et de nouvelles technologies.

Dans l'après-midi, les participants ont vu une démonstration de l'eye breed.
Dans l'après-midi, les participants ont vu une démonstration de l'eye breed.
© DR.

Si l'association Normande IPE que préside Clémence Cochon, éleveuse à Saint-Germain-en-Coglès (Ille-et-Vilaine) compte aujourd'hui 28 adhérents, elle a l'ambition de s'ouvrir aux éleveurs des départements environnants pour multiplier le nombre d'éleveurs par trois. Aujourd'hui, les adhérents sont issus de la Manche, du Calvados et de l'Ille-et-Vilaine principalement. L'objectif est d'ouvrir sur le Grand Ouest.

 

TROIS COMMANDES PAR AN

Normande IPE regroupe des éleveurs qui décident de pratiquer eux-mêmes l'insémination. Pour ce faire, ils commandent leurs doses après avoir vu leur plan d'accouplement avec le technicien. « On demande à ce que les éleveurs puissent commander 75 % de leurs doses via l'association », précise la présidente. Et pour cause, à la clé, « nous arrivons à avoir des remises sur les taureaux », complète-t-elle. La prochaine commande est fixée en septembre. Suivra une autre en janvier puis juin. « Il faut être rigoureux dans les commandes pour que tout se déroule aux mieux », poursuit-elle. Quant aux livraisons d'azote, elles sont au nombre de quatre.

 

GAGNANT-GAGNANT

Avec Gènes diffusion, entreprise de sélection, « on est sur un partenariat gagnant-gagnant. On parie d'avoir davantage d'adhérents pour avoir un volume d'activité plus important », explique Clémence Cochon. D'ailleurs, pour la prochaine campagne, Jérôme Bocquet, responsable du programme normand de Gènes Diffusion, a fait un point sur le suivi des mâles et des femelles dans le cadre du schéma de sélection, et une présentation des taureaux normands pour la prochaine campagne (01/09/2022 au 31/08/2023). « Pointer, contrôler, cette intervention est toujours très appréciée par les éleveurs, ce qui leur permet de se projeter quant au choix d'utilisation des futurs géniteurs pour leur troupeau », précise Clémence Cochon.

 

DE LA DEMONSTRATION

La démonstration de l'utilisation de l'eye breed a interpellé autant les éleveurs inséminateurs, que les autres. C'est une nouvelle méthode pour inséminer sans fouille rectale. La présence d'une caméra à l'extrémité du pistolet permet de repérer le col utérin, et c'est un système d'aspiration qui l'immobilise afin d'établir un contact permanent. L'éleveur, qui insémine, n'a plus qu'à aligner les anneaux du col par quelques mouvements extérieurs pour permettre au pistolet d'arriver au bon endroit, pour y déposer la semence. Connecté au smartphone de l'éleveur, l'eye breed renvoie l'image de la caméra sur le téléphone, et peut aussi enregistrer l'acte d'insémination, l'analyser et le déclarer en direct grâce à l'application. « Cet outil peut être utile pour les éleveurs, ou leurs salariés, qui ne maîtrisent pas l'acte d'insémination, ou pour ceux qui ont des douleurs musculo-squelettiques », note le technicien.

 

GRANDE CHAMPIONNE

L'après-midi, Littoral Normand a présenté l'exploitation du Gaec Cahorel, expliqué la gestion du pâturage avec un grand troupeau (150 vaches à la traite en moyenne) et abordé la géobiologie. La journée s'est clôturée par la présentation des meilleures souches du Gaec Cahorel, à la fois en morphologie et en index. C'est de ce troupeau qu'est issue la grande championne de Paris en février dernier, Lazone (Guarana x Alma).

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