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Retour du troupeau à l’étable, cela se prépare.

A l’approche de l’hiver, nombreux sont les éleveurs qui rentrent leurs animaux. Cette période de l’année se prépare pour lutter au mieux contre la pression sanitaire.

Avant le retour à l’étable, l’état d’infestation parasitaire doit être contrôlé.
Avant le retour à l’étable, l’état d’infestation parasitaire doit être contrôlé.
© FRANCK MECHEKOUR

L’ambiance du bâtiment et la maîtrise du parasitisme sont des éléments clés. Pour préparer son bâtiment, on nettoie, on aère et on vérifie qu’il n’y a pas de courant d’air. L’air vicié doit être évacué rapidement et la litière doit asséchée par une bonne ventilation. D’après les études conduites par l’Institut de l’élevage, un des principaux facteurs de risques se situe au niveau des litières par certains germes comme les coliformes et les streptocoques. Pour se multiplier, ces différentes bactéries ont besoin d’air, de températures optimales (37° à 40°C) et d’humidité.

Ces conditions se retrouvent fréquemment dans les aires paillées des stabulations et sont favorisées par un paillage accru ou des durées d’accumulation des litières trop importantes.

 

SURVEILLER LA TEMPÉRATURE DES LITIERES

Pour contenir le niveau de contamination, il faut maintenir la température à des valeurs inférieures à 30°C en surface des litières soit 40°C à 10 cm de profondeur. Un simple thermomètre à sonde permet de mesurer ces données et d’optimiser ainsi les apports de paille et la fréquence du curage. Le béton a tendance à être froid, il est donc conseillé de le recouvrir de bois quand cela est possible là où logent les nouveau-nés. Autre point de vigilance, la luminosité. En effet, le déclenchement des chaleurs est plus sûr lorsque les animaux ne sont pas dans la pénombre. L’idée est de reproduire la luminosité du printemps.

Concernant les veaux, il leur faut un minimum de 3 mètres pour ne pas permettre de contamination des bactéries et virus, surtout entre les veaux plus âgés et les plus jeunes.

La mortalité s’accroît avec le temps. En fin d’hiver, ils pèseront entre 250 et 300 kg de poids vif. Un curage régulier et une désinfection au sol avec de la chaux éteinte une fois par semaine est toujours préférable, notamment face à la coccidiose. Une vache vêlée aura besoin de 30 % de besoins alimentaires supplémentaire d’où une séparation avec les autres. Les primipares peuvent avoir leur parc pour ne pas les soumettre aux vaches dominantes et surveiller leur alimentation. En bâtiment, la paille est un fourrage indispensable, il ne faut pas se contenter de la paille litière…

Lors de la construction d’un bâtiment, l’emplacement de la paille alimentaire est rarement pris en compte alors que 4 kg de paille journalier et par vache sont souvent nécessaires.


PRÉPARER AU VELAGE

La rentrée à l’étable constitue aussi un moment favorable pour contrôler la santé des animaux et réaliser les traitements nécessaires. La flore d’un ruminant met trois semaines à s’adapter à tout changement alimentaire. Pour enrichir le futur colostrum, l’éleveur peut apporter un complément minéral vitaminé (CMV) avant le vêlage.

Chez les taureaux aussi, la complémentation minérale et vitaminique est utile pour obtenir un résultat optimum. Il faut compter un taureau adulte pour trente à quarante vaches au maximum pour éviter le décalage dans les vêlages. Avant que ceux-ci ne démarrent, les outils de détection gagnent à être inspectés après un temps où ils n’ont pas fonctionné. Si vous n’êtes pas équipés de caméras, c’est le moment d’y penser, ce n’est plus aussi cher qu’avant et on peut facilement avoir cela sur son téléphone portable, ce qui est très pratique. Enfin, dernière chose, pour mettre toutes les chances de son côté et réduire le risque de mortalité, rien ne vaut la génétique et les caractères liés à la facilité à vêler des animaux.

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