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Réfléchir à plusieurs à l’évolution de son système.

Les GIEE co-construisent au quotidien des systèmes de cultures. Le but : changer les habitudes de travail et avancer ensemble pour plus de performances. Témoignages.

Un moment de réflexion collective qui permet de prendre
du recul sur son système de cultures pour l’améliorer et le
faire évoluer pour répondre à de nouveaux enjeux.
Un moment de réflexion collective qui permet de prendre
du recul sur son système de cultures pour l’améliorer et le
faire évoluer pour répondre à de nouveaux enjeux.
© M.C. F.-L.

Mettre en place un système capable de répondre à de nouveaux et multiples enjeux (économiques, sociaux et environnementaux) est un défi majeur quotidien, posé aux agriculteurs. Les Groupements d’intérêt économique et environnemental (GIEE) y travaillent au jour le jour, avec la participation financière du Casdar.

Pour ce faire, ils ont mis en place la co-construction des systèmes de culture ; soit laco-construction de la vision globale d’une rotation culturale et des itinéraires «type» pratiqués sur les cultures de cette rotation, sur une exploitation agricole. Repenser un tel système en GIEE représente un moment de réflexion collective, dédié à aider et accompagner les agriculteurs.

 

« RICHE EN TERME DE SOLUTIONS »

Philippe Lecompagnon, agriculteur dans la Manche, est le gérant de l’EARL Lecompagnon. Cette exploitation laitière, avec un atelier viande en techniques culturales sans labour depuis 2015, souhaitait particulièrement s’adapter aux épisodes de sécheresse estivale et au possible arrêt du glyphosate. « En lien avec le GIEE, ‘Mon sol j’en prends soin pour éviter l’érosion’, j’ai progressivement abandonné le labour. D’abord avec les outils disponibles sur l’exploitation, ensuite en utilisant le striptill pour le maïs et enfin en investissant en Cuma dans un semoir de semis direct pour les couverts et le blé », explique-t-il. Pour répondre à ces objectifs, à force d’échanges en GIEE, Philippe Lecompagnon a ainsi introduit la luzerne dans la rotation, afin de produire un fourrage riche en protéines et donc plus adapté aux conditions sèches. Il a également eu recours à un couvert d’intercultures entre la prairie et le maïs, en choisissant des espèces sensibles au roulage. « Plus il y a de propositions, plus c’est riche pour moi en terme de solutions et de voies pour y parvenir. Avec du recul, je me rends compte qu’au début nous n’allions pas assez loin dans les propositions d’évolution et que plus j’avance, plus j’ai envie de continuer et d’aller vite », concède Philippe Lecompagnon.

 

« METTRE LE SYSTÈMEÀ PLAT POUR TROUVERDES ALTERNATIVES »Stéphane et Romaine Colinsont les gérants du Gaec de laTisière (50), exploitation laitièreen Agriculture Biologique.« Nous avions fondamentalementenvie d’être plus autonome enfourrages, de moins craindreles aléas climatiques et ausside réduire le travail du sol.Mais nous ne prenions pas letemps, nous n’avions pas le recul nécessaire pour revoir lesystème dans son ensemble »,reconnaît Stéphane Colin.Il ajoute : « en voyant notresystème mis à plat, avec lasuccession culturale et lesinterventions, nous avons prisconscience du nombre importantde passages d’outils etde la nécessité de trouver desalternatives. »Dans un secteur très séchant,le GIEE leur a donc permisde revoir ce fonctionnementen allongeant la durée de viedes prairies, en introduisant leméteil entre la prairie et le maïsou en ressemant les prairiessous couvert d’orge d’hiverou d’avoine de printemps,par exemple. Un travail de longue haleine qui se poursuivraau-delà des échangesde groupes.

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