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Premier bilan du projet visant à mieux gérer les graminées adventices à l'échelle de la rotation.

Les agriculteurs sont confrontés à une pression croissante des graminées hivernales (ray-grass, vulpin...). Cette situation entraîne des pertes de rendement importantes, des coûts de désherbage élevés, et des herbicides remis en cause (résistances, qualité de l'eau, restrictions réglementaires).

Face à ces défis, le projet Gigan (Gestion Intégrée des Graminées Adventices au niveau National), piloté par Terres Inovia, en partenariat avec les Chambres d'agriculture de Normandie et Arvalis, vise à mobiliser des leviers agronomiques à l'échelle de la rotation pour réduire la pression des adventices et préserver la rentabilité des exploitations.

Un projet national décliné dans plusieurs régions

Dans le sud de l'Eure, quatre agriculteurs participent activement au projet. En juin 2024, une réunion collective pour définir les problématiques, les objectifs et les leviers à mettre en place est organisée. Depuis septembre 2024, des essais en conditions réelles sur leurs parcelles, accompagnés par les instituts techniques et les conseillers des Chambres d'agriculture, ont eu lieu. Les parcelles sont coupées en 2 ou 3 avec une partie "témoin conduite de l'agriculteur - rotation courte céréalière", une ou deux autres parties de la parcelle où la rotation évolue et des leviers à l'échelle annuelle sont combinés.

Plusieurs objectifs visés

Le projet Gigan vise à répondre à plusieurs enjeux : réduire la pression des graminées (ray-grass, vulpin) ; retrouver des parcelles propres et productives ; tester et combiner plusieurs leviers agronomiques tels que l'allongement des rotations, l'introduction de cultures de printemps, le travail du sol en interculture, le désherbage mécanique et chimique ; mesurer l'efficacité technique et économique des combinaisons mises en place ; ou encore favoriser les échanges entre agriculteurs pour transférer les apprentissages.

Coup d'envoi de la deuxième campagne du projet

Nous entrons dans la deuxième campagne du projet.

Les leviers mis en place sont variés :

allongement des rotations, cultures de printemps adaptées au secteur (pois, tournesol),

désherbage mécanique (exemple : binage du colza),

optimisation des passages d'outils en interculture (labour, fissuration, déchaumage).

Un exemple concret : sur une parcelle en rotation courte (colza-blé-orge), nous avons comparé :

Colza après orge :

~200 ray-grass/m²,

Colza après pois :

100 ray-grass/m². 

Pas de conclusion pour le moment car les ray-grass sont, certes, moins nombreux dans le colza de pois mais plus développés alors qu'ils sont moins robustes dans le colza d'orge malgré leur forte présence.

Le binage a été réalisé pour compléter des désherbages chimiques peu efficaces en conditions sèches.

Les effets du binage et du précédent cultural seront suivis et communiqués.

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