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Pour une plus grande reconnaissance du rôle de piégeurs ?

C'est devant une salle comble et toujours animée « avec énergie » par le président Winston Bonnet que l'association des piégeurs de l'Eure a tenu son assemblée générale le 2 septembre dernier.

Christian Prier, a reçu la médaille d'honneur du piégeur.
Christian Prier, a reçu la médaille d'honneur du piégeur.
© FS

D'emblée, le président rentre dans le vif du sujet, « vous n'êtes pas sans savoir que le piégeage est dans le collimateur des associations animalistes, écolos et consorts ... ». Le président a insisté sur les actions des piégeurs reconnues comme essentielles à la connaissance sanitaire de certaines espèces, et sur travail important du recensement des Esod. Force et de constater que le maintien de la liste des espèces officiellement piégeables est de plus en plus compliqué à obtenir. « La lourdeur des dossiers pour justifier des dégâts, les attaques systématiques n'incitent pas les organismes concernés à soutenir ce mode de régulation. L'abandon de ce soutien serait évidemment une victoire pour nos adversaires », déclarait le président. Après ces mots d'introduction, la parole est laissée aux intervenants du GDS pour un point sanitaire, de la Fredon sur son programme de lutte collective contre les ragondins et rats musqués.

 

LE PROGRAMME DE LUTTE COLLECTIVE « RAGONDINS, RATS MUSQUES » EN BASSE-NORMANDIE

Les Fredon (organismes à vocation sanitaire dans le domaine du végétal) ont en charge la lutte contre les vertébrés nuisibles aux végétaux. Pourquoi ces luttes collectives contre le rongeur aquatique ? La démonstration est faite par l'impact que peuvent avoir les rongeurs aquatiques sur la santé humaine, avec la leptospirose, potentiellement la toxoplasmose. Historiquement, ce sont aussi des animaux, notamment les ragondins, qui occasionnent des déprédations aux cultures (maïs, maraîchage) en bord de cours d'eau. Ces dernières années, les populations sont en constante évolution partout en France. Phénomène nouveau, on rencontre des ragondins assez loin des cours d'eau. « Les prédateurs sont vous, les piégeurs agréés », insistait David Philippard, directeur de la Fredon Basse-Normandie. Le programme de lutte collective en Basse Normandie associe les piégeurs agréés mais aussi de piégeurs non agrées formés. C'est une des exceptions au piégeage. Le président n'est pas favorable à intégrer des piégeurs non agréés dans cette lutte, évoquant « le risque sur les prélèvements et qu'en cas de problème, la faute ne revienne aux piégeurs »... Mais il est ouvert à la mise en place de conventions entre le Fredon et les piégeurs avec compensation.

 

LA LISTE DES ESOD MAINTENUE

Sur le renouvellement des Esod, sorti en août, le département n'a pas perdu d'espèce, « ce n'était pas gagné à l'avance », insiste Zépyr Thinus de la DDTM, mais sans récupérer la pie. « Il n'y a pas eu assez de constats de dégâts sur la pie, il faut donc poursuivre la collecte des données et être prêt pour dans 3 ans. Sur le blaireau, on est encore l'un des seuls départements de l'ouest de la France avec une période complémentaire, mais un recours a été déposé cet été par des associations environnementales. ».


« UNE CONVENTION CHAMBRE D'AGRICULTURE AVEC LES PIEGEURS ET LES LYCEES AGRICOLES »

L'agrément piégeur n'est pas assez connu, valorisé auprès du grand public. Guy Jacob, au nom de la Chambre d'agriculture propose une convention avec les différents lycées du département, pour que l'association des piégeurs puisse intervenir en complément de la Fdce, sur l'intérêt du piégeage, sur la régulation, les besoins en nombre de piégeurs, etc.

 

ACIER OBLIGATOIRE DANS LA BANDE TAMPON DE 100 M

Luc Tison, chef de service l'OFB de l'Eure a répondu aux interrogations de la salle sur la nouvelle règlementation européenne qui vise à interdire l'usage des plombs en zone humide.

La nouvelle réglementation qui interdit l'usage du plomb dans les zones humides augmente la zone tampon, qui passe de 30 à 100 m. Réglementairement, le piégeage n'est pas un mode de chasse, pas de notion de permis de chasser, mais la réglementation concernant l'usage des armes est à respecter. L'arme à feu est donc possible pour mettre à mort un animal. Si c'est de la grenaille, ce sera donc en billes d'acier, ou balle à plomb encore autorisé. C'est la bille de plomb qui est ici visée dans les milieux humides. L'objectif derrière cette réglementation est que les oiseaux d'eau ne consomment pas de billes de plomb.

Et pour conclure l'assemblée, le président de la FDCE, Dominique Monfiliatre a remercié l'engagement de tous les membres de l'association en réaffirmant la poursuite de l'action de la Fdce aux côtés des piégeurs. Comme chaque année, l'assemblée a clos ses travaux par la remise de médailles et la tombola, avec cette année une médaille pour Christian Prieur.

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