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Porc : ultimatum de la FNP aux abatteurs sur le surcoût de la fin de la castration

Dans un communiqué du 17 mai, la FNP (producteurs de porcs, FNSEA) donne « dix jours » aux abatteurs pour « s'engager à payer » le surcoût lié à l'arrêt de la castration, en vigueur depuis le début de l'année. Un ultimatum qui s'inscrit dans l'appel lancé la semaine dernière par la FNSEA à conclure les renégociations commerciales. Depuis le 1er janvier, la castration à vif des porcelets est interdite, les agriculteurs pouvant élever des mâles entiers ou pratiquer une anesthésie avant l'opération. Comme le rappelle l'association spécialisée, « la FNP et les éleveurs se sont engagés » à « fournir notamment la qualité particulière de mâles castrés que certains abatteurs demandent », en particulier Bigard. « Les premiers lots vont arriver sur le marché début juin. » Or, « il y a déjà plusieurs semaines, les éleveurs et leurs organisations ont proposé des contrats prenant en compte un surcoût de 0,137 EUR/kg » (environ 13 euros par porc), poursuit la FNP, qui indique n'avoir reçu « aucune réponse des abatteurs ou des réponses indigentes ». Ce niveau de prix correspond à la différence de coût de production entre porcs castrés et entiers, principalement due à de meilleures performances zootechniques pour les seconds. De leur côté, les abatteurs regroupés au sein de Culture Viande proposent de compenser uniquement la prise en charge de la douleur proprement dite (produits anesthésiants et main-d'œuvre), soit 0,02 euros/kg.

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