Christophe GUICHEUX, nouveau président du GDS 27
"Nous devons continuer à travailler sur la prévention, la surveillance et la maîtrise des maladies."
Christophe Guicheux, pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?
Je suis agriculteur à Sylvains-les-Moulins, dans le canton de Damville. Mon exploitation associe les grandes cultures et l'élevage, avec un troupeau ovin et le développement d'un élevage bovin allaitant. Je suis également engagé depuis plusieurs années dans le monde agricole, notamment au sein du GDS 27. Cet engagement me permet d'être au plus près des problématiques sanitaires rencontrées par les éleveurs et de contribuer collectivement à la recherche de solutions.
Pourquoi avoir accepté de prendre la présidence du GDS 27 ?
J'ai accepté cette responsabilité parce que je crois profondément à l'utilité du GDS pour les éleveurs. Face aux risques sanitaires, nous avons besoin d'une organisation de proximité, capable d'informer, d'accompagner et surtout d'anticiper. Je souhaite poursuivre le travail engagé tout en restant très proche des réalités du terrain.
Quelles seront vos priorités en tant que nouveau président ?
Ma première priorité sera de maintenir un accompagnement de qualité auprès des éleveurs. Nous devons continuer à travailler sur la prévention, la surveillance et la maîtrise des maladies. Il faut également être réactifs face aux nouvelles menaces sanitaires et conserver un lien fort avec les vétérinaires, les services de l'État et l'ensemble des organisations agricoles.
Le contexte sanitaire est de plus en plus mouvant. Est-ce une inquiétude pour les élevages de l'Eure ?
Oui, nous devons rester particulièrement vigilants. Les maladies évoluent, certaines progressent géographiquement et les conditions climatiques peuvent aussi favoriser l'apparition ou la diffusion de nouveaux risques. L'objectif n'est pas d'inquiéter les éleveurs, mais de leur donner les bonnes informations au bon moment pour leur permettre d'anticiper.
Quel rôle doit jouer le GDS auprès d'un éleveur confronté à un problème sanitaire ?
L'éleveur ne doit pas rester seul. Le GDS est là pour l'écouter, l'orienter et l'accompagner dans les démarches à entreprendre. Notre rôle est aussi de travailler en amont : plus nous faisons de prévention, plus nous avons de chances de limiter les conséquences sanitaires mais également économiques pour les exploitations.
Justement, la prévention sanitaire représente aussi un enjeu économique ?
Complètement. Un problème sanitaire peut rapidement entraîner des pertes de production, des frais supplémentaires ou des difficultés commerciales. Investir dans la prévention et la biosécurité, c'est donc aussi protéger le revenu et la pérennité des élevages.
Comment souhaitez-vous travailler avec les vétérinaires et les organisations agricoles du département ?
Le sanitaire est forcément un travail collectif. Le GDS ne peut pas agir seul. Nous devons continuer à travailler étroitement avec les vétérinaires, les services de l'État, la Chambre d'agriculture, les organisations professionnelles et tous les acteurs de l'élevage. C'est cette coordination qui nous permet d'être efficaces lorsqu'une difficulté apparaît.
Les contraintes sanitaires sont parfois vécues comme une accumulation de normes. Comment le GDS peut-il accompagner les éleveurs ?
Nous devons justement essayer de rendre les choses les plus simples et les plus compréhensibles possible. Derrière chaque mesure sanitaire, il faut expliquer l'objectif recherché et accompagner sa mise en œuvre sur l'exploitation. Notre rôle est d'être pragmatiques et de partir des réalités du terrain.
Souhaitez-vous faire évoluer certains services proposés par le GDS 27 ?
Il faudra d'abord écouter les besoins exprimés par les éleveurs. Les attentes évoluent et le GDS doit évoluer avec elles. Nous devons regarder ce qui fonctionne bien, ce qui peut être amélioré et éventuellement développer de nouveaux services lorsque cela apporte une réelle valeur ajoutée aux adhérents.
Quel message souhaitez-vous adresser aux éleveurs de l'Eure pour le début de votre mandat ?
Je souhaite leur dire que le GDS 27 reste avant tout leur outil. Nous sommes là pour défendre collectivement la santé des troupeaux et accompagner les éleveurs dans leurs difficultés. Je souhaite une présidence de proximité, basée sur l'écoute, le dialogue et l'action concrète.
Une question plus personnelle pour terminer " Dans quelques années, qu'aimeriez-vous que les éleveurs retiennent de votre présidence ? "
J'aimerais qu'ils puissent dire que le GDS a été présent lorsqu'ils en avaient besoin, qu'il a su anticiper les crises plutôt que simplement les subir et qu'il est resté un outil proche des éleveurs. Si nous réussissons cela collectivement, ce sera déjà beaucoup.