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Mobilisation FNSEA et JA dans les GMS du département.

La FNSEA et JA ont appelé à une mobilisation sur l’ensemble du territoire pour défendre la rémunération des agriculteurs dans un contexte de négociations commerciales entre producteurs, transformateurs et grande distribution.

Relevé de prix en compagnie du directeur du supermarché Carrefour
d’Evreux.
Relevé de prix en compagnie du directeur du supermarché Carrefour
d’Evreux.
© CCD

L’Eure Agricole et Rurale a accompagné jeudi 21 janvier une des délégations FNSEA / JA 27 qui se portaient à la rencontre des principales grandes surfaces du département. Quatre villes étaient ciblées : Evreux, Le Neubourg, Bernay et Pont-Audemer.

A Evreux, Fabrice Moulard, président de la FNSEA 27 était accompagné des présidents des sections porcine, Samuel Blaisot, et ovine, Christophe Guicheux. La délégation a rencontré successivement les directions de Cora et Carrefour après un passage en rayons pour effectuer diverses vérifications et relevés de prix.

 

IL FAUT APPLIQUER LA LOI EGALIM

Ils ont réclamé collectivement une stricte application de la loi Egalim et une juste rémunération des agriculteurs. Morceaux choisis.

Fabrice Moulard avance la flambée du prix des aliments pour les animaux qui impactent durement les éleveurs et met donc en avant la nécessité d’autant plus grande de la prise en compte des coûts derevient dans les négociations commerciales, comme le prévoit la loi Egalim. Le prix doit être construit en marche avant et la répartition de la valeur ne doit pas se faire qu’entre distributeurs et transformateurs. Le producteur doit en recevoir sa juste part.

Samuel Blaisot rappelle que de la marge doit revenir sur l’exploitation pour assurer son fonctionnement, payer les salariés et rémunérer l’exploitant mais qu’il en faut aussi assez pour permettre de respecter toutes les règles et normes imposées à l’agriculteur, en matière de bien être animal par exemple. Il faut aussi pouvoir assurer de vrais investissements productifs pour pérenniser l’exploitation. Il souligne enfin que nos productions restent malheureusement délocalisables. L’agriculteur français  subit un prix mondialisé mais aussi des contraintes franco-françaises bien plus élevées que dans le reste du monde.

Christophe Guicheux renchérit en rappelant que de la juste rémunération des agriculteurs dépend la souveraineté alimentaire française. Dans 5 ans, c’est 45 % des agriculteurs qui seront en âge de prendre la retraite. Un renouvellement des générations ne peut se faire qu’au travers d’un revenu attractif ; il en va donc de la responsabilité de l’aval de mettre en place des partenariats vertueux à travers des contrats engageants en termes de prix et de volume avec les agriculteurs.

 

LA RÉACTION DES DIRECTEURS DE GMS

Les directeurs des GMS se sont montrés à l’écoute, se sont engagés à reporter à leur direction nationale les revendications et ont aussi fait valoir les efforts entrepris depuis quelques années en matière de valorisation des produits français, locaux voire certaines démarches de partenariat « ultra locales ».

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