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Linpact crée des polos et des savons en lin 100 % français.

Elles ont entre 25 et 35 ans et se lancent dans la production de vêtements en lin. Leur credo : promouvoir une filière française respectueuse de l’environnement et des coûts. Une campagne de financement participatif est en cours pour leur permettre de démarrer leur activité.

Les créatrices de Linpact (de gauche à droite) : Florença Caplain ; Jülidé Eris et Mégane Fleury. Elles portent le polo qu’elles commercialisent à travers une campagne de financement Ulule.
Les créatrices de Linpact (de gauche à droite) : Florença Caplain ; Jülidé Eris et Mégane Fleury. Elles portent le polo qu’elles commercialisent à travers une campagne de financement Ulule.
© DR.

Mégane Fleury, Florença Caplain et Jülidé Eris se sont rencontrées en master à Evreux. « On s’est lié d’amitié, retrace Mégane Fleury, on voulait entreprendre toutes les trois, on savait qu’on voulait le faire dans le textile ». Après son master, la jeune femme part travailler dans ce secteur, au Bengladesh. A son retour, elle souhaite prendre le contre-pied de ce qu’elle a vu en Asie. « Ce qui m’a chamboulée sur place, c’est le désastre écologique, on ne peut même pas imaginer : des montagnes de déchets partout. » Les trois jeunes femmes veulent produire du lin en visant le segment bébé. « Les habits sont rapidement obsolètes », relève Mégane Fleury, aussi l’idée est de créer une box que les parents échangent au fur et à mesure que l’enfant grandit.

 

Vêtements et accessoires à base de lin

Avant de se lancer, en 2020, elles partent à la rencontre « des agriculteurs, des teilleurs », elles veulent savoir ce qu’il est possible de réaliser en France. « Notre positionnement est de proposer des vêtements et des accessoires à base de lin ». Elles lancent une première ligne de polos hommes et femmes, dont elles font réaliser le prototype en France : le tricotage à Troyes et la confection en Ile-de-France. Les premiers sont commercialisés via la plateforme Ulule. Les tarifs des tee-shirts oscillent entre 95 et 110 euros, une ristourne est faite durant la campagne de financement. « C’est une marque écoluxe, justifie la fondatrice de Linpact, le prix permet d’allier la qualité du produit sans faire de compromis avec les choix de matière et la production de proximité ». Loin des salaires bangladais « que ne reflète pas du tout le prix de vente », les fondatrices de Linpact veulent que leur prix traduise les coûts réels de production. Une première étape dans leur campagne de financement leur a permis d’acheter une partie de la matière première. Elles visent un public « qui aime s’habiller, le luxe et l’écologie » et qui privilégie « de consommer moins mais mieux ». Accompagnées par la CCI, elles attendent la fin des travaux de leur futur siège social pour pouvoir s’installer à Louviers.

 

Jusqu’au 15 novembre :https://fr.ulule.com/linpact/

 

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