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L’histoire de la famille Feugère racontée par Karine Le Marchand

Six familles d’agriculteurs ont participé au documentaire Famille de paysans, 100 ans d’histoire, co-produit par Karine Le Marchand. Il sera diffusé lundi 27 novembre sur M6 avec la participation d’une céréalière de l’Eure, Angélique Feugère.

La famille Feugère à l’occasion du tournage du documentaire Familles de paysans, 100 ans d’histoire.
La famille Feugère à l’occasion du tournage du documentaire Familles de paysans, 100 ans d’histoire.
© CÉCILE ROGUE / M6

Dans la cour intérieure de la ferme des Feugère, dans l’Eure, un vieux Percheron de 1950 s’anime sous les caméras. Le moteur semi-diesel à allumage par boule chaude se met en route. L’histoire familiale est lancée. Retour dans les années 50, alors que les ancêtres d’Angélique Feugère, céréalière, se familiarisent avec cet engin. « C’est une révolution ! Ça leur a changé la vie », commente-t-elle face aux caméras de la chaîne M6. Six familles d’agriculteurs ont participé au documentaire Famille de paysans, 100 ans d’histoire présenté à la presse, lundi 6 novembre, entre les murs du ministère de l’Agriculture à Paris. Karine Le Marchand, incontournable présentatrice de l’émission L’Amour est dans le pré, y retrace l’histoire de l’agriculture française à travers six témoignages de familles de fermiers « qui se battent chaque jour pour exercer ce métier », souligne-t-elle aux journalistes présents dans la salle Sully.

DES TRAITEMENTS « PROVIDENTIELS »
Dans cette épopée agricole française, place aux Normands et à leur histoire. Les Feugère sont exploitants depuis quatre générations, près du Neubourg. Sur 150 ha, ils produisent des céréales en conventionnel. L’occasion pour la chaîne de remettre la main sur des images d’archives d’époque pour la sortie des désherbants « providentiels. C’était extraordinaire, on a augmenté nos revenus », s’accordent à dire certains céréaliers. Lorsque Angélique reprend la ferme (elle est associée avec son frère Samuel), pas question de poursuivre dans ce schéma conventionnel. « J’ai réalisé ma conversion en bio qui est dans mes valeurs », martèle l’exploitante, accompagnée à l’écran de sa fille Louise, 13 ans. Les céréales, le quinoa, les lentilles… partent chez Biocer et le lin, à la coopérative du Neubourg.

DES SACRIFICES
Reprendre la ferme à la suite de ses parents était une évidence. « Je voulais poursuivre le travail de mes aïeux, le mettre en valeur. Et puis l’image de la femme de l’exploitant, aux fourneaux, c’est fini. » Ce fut tout de même une décision familiale. « Si cela avait été une exploitation laitière, nous ne l’aurions pas reprise, précisent Angélique et son époux. Le métier d’agriculteur est fait de sacrifices, peu importe le secteur. Mais l’élevage est encore plus contraignant. » Un milieu que Karine Le Marchand souhaite mettre à l’honneur, en retraçant des parcours de vie. Des femmes et des hommes qui se lèvent chaque jour pour nourrir la population. Des femmes d’exploitants, mariées jeunes, qui n’ont pas choisi leur vie. Des fermes qui essaient de tenir, mais à quel prix ? Des éleveurs bovins, accablés de dettes, passionnés malgré tout. Pas de pathos, seulement une réalité. Famille de paysans, 100 ans d’histoire, diffusion prévue le 27 novembre, sur M6.

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