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L'Eure à l'envers relève la tête pour retrouver du bon sens »

Entretien croisé avec Amaury Levesque (président de la FNSEA 27) et Christophe Chopin (co-président de JA 27) suite à l'action syndicale menée la semaine dernière.

Amaury Levesque, président de la FNSEA 27 et Christophe Chopin, co-président de JA 27.
Amaury Levesque, président de la FNSEA 27 et Christophe Chopin, co-président de JA 27.
© TG

FNSEA et JA ont lancé lundi 21 novembre un appel national à la mobilisation sur le thème « Pas de transition sous pression », réclamant « une véritable respiration normative » de la part du gouvernement et de l'Union européenne. « Chaque département ou région a choisi sa modalité d'action entre sortie sur les places de village, retournement de panneaux ou opérations de sensibilisation », précise les deux organisations qui relèvent une « amplification du mouvement » sur le terrain. Les syndicats appellent à suivre et relayer les mots dièses #AgriSousPression et #OnMarcheSurLaTete sur les réseaux sociaux. Ils demandent conjointement à l'État « de suspendre la hausse de la RPD, de la redevance sur l'eau ; de pousser au niveau européen notre position sur IED, sur l'usage durable des pesticides, de s'opposer aux accords de libre-échange et renouveler la dérogation jachères ».
Dans un second temps et dans le même esprit, la FNSEA et les JA exigent « une vraie vision d'avenir pour l'agriculture » conformément aux engagements du président de la République aux Terres de Jim 2022.

L'appel à la mobilisation a été lancé le 21 novembre. Quelle forme a-t-elle prise dans l'Eure ?
Amaury Levesque. Elle se situe à plusieurs niveaux et reste continue. Elle a commencé avec le retournement de panneaux, 70 environ dans l'est du département. Au niveau national, nos responsables ont rencontré le ministre de l'Agriculture, sans grand résultat certes, mais cela devrait se poursuivre à Matignon.

Christophe Chopin.
Le réseau JA s'est fortement mobilisé pour cette opération « on marche sur la tête  ». Elle s'est déroulée le soir après le travail. Si nous avons privilégié les grands axes de circulation et les villes, certains bourgs ruraux y ont eu droit également. Parfois, le maire avait été prévenu préalablement.

Quel a été le ressenti des maires et de la population ?
AL. Différentes municipalités ont joué le jeu en relayant ce mouvement d'humeur sur leurs réseaux sociaux et en soutenant la profession agricole. Au niveau du grand public, on s'est aperçu que beaucoup de secteurs d'activités faisaient de nos revendications leurs revendications. Tout le monde presque se reconnait dans cette action.
CC. Nous n'avons enregistré aucun mauvais retour de la part de nos concitoyens, bien au contraire même. Nous n'avons rien dégradé, seulement lancé plusieurs alertes. Dans certaines villes, les panneaux ont été remis à l'endroit dès le lendemain. Dans les villages, peut-être donnerons-nous un coup de main pour remettre du bon sens, surtout si un JA siège au conseil municipal.

Et maintenant, on fait quoi ?
AL-CC. Nous maintenons la pression au niveau national et local. Nous allons rencontrer nos élus régionaux et départementaux pour leur faire passer nos messages. Nous allons également viser la GMS (Grande et Moyenne Surface) en marge des négociations commerciales. Nous ciblons également la date du 15 décembre, jour où Socopa Le Neubourg va arrêter sa chaine d'abattage de porcs. Nous invitons tous nos adhérents, jeunes et aînés, à ne pas lâcher la garde. Plus nous serons nombreux, mieux nous nous ferons entendre

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