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Les députés ont approuvé le Ceta.

L’accord commercial entre l’Union Européenne et le Canada était soumis au vote de l’Assemblée nationale, mardi 23 juillet. Les abstentions au nombre de 74 ont pesé lourd, face aux 266 voix pour et 213 voix contre.

Par 266 voix pour, 213 voix contre et 74 abstentions, les
députés ont approuvé le texte de ratification de l’accord négocié par la Commission européenne.
Par 266 voix pour, 213 voix contre et 74 abstentions, les
députés ont approuvé le texte de ratification de l’accord négocié par la Commission européenne.
© ASSEMBLEE NATIONALE

Après quelques semaines de débat,le rideau est ainsi tombé. Niles arguments des professionnels de l’élevage, ni les craintes exprimées par les écologistes quant au bilan carbone de l’accord, ni les doutes quant à la conformité des produits canadiens aux normes européennes, n’auront suffi à convaincre la majorité des députés des méfaits de l’accord de libre-échange entre l’Union européenne et le Canada. Mardi 23juillet, l’Assemblée nationale a approuvé le Ceta. Un anime, la profession agricole, FNSEA et JA en tête, en avait dénoncé les risques. Ils avaient en particulier signalé les contradictions entre le modèle d’agriculture que les dirigeants français veulent promouvoir en Europe et le modèle de production existant au Canada. Sous les logan « n’importons pas l’agriculture que nous ne voulons pas », les agriculteurs avaient ainsi pointé du doigt l’élevage en feed-lots de milliers d’animaux, comparé aux élevages de taille familiale en France ; l’usage des antibiotiques activateurs de croissance et des hormones interdits en France et autorisés de l’autre côté de l’Atlantique; ou encore l’usage des farines animales dans l’alimentation des bovins, y compris de farines issues elles-mêmes de bovins, pratique totalement interdite en France depuis la crise dite de la vache folle en 1990.

CHANGEMENT CLIMATIQUE Enfin, FNSEA et JA avaient mis en doute l’impact de l’accord en termes d’émissions de gaz à effet de serre au moment où la lutte contre le changement climatique s’affiche comme de plus en plus prioritaire. Ces arguments, repris par l’opposition parlementaire, les écologistes et même certains députés élus sous l’étiquette La République En Marche, n’ont pas suffi. La majorité parlementaire a fait bloc mêmesi 52 députés du groupe LRM ont optépour l’abstention. La ratification du Cetapourrait ouvrir la voie à une ratification del’accord conclu avec les pays du Mercosurle 28 juin et qui sera soumis, lui, à l’avisdu Parlement Européen. Rappelons qu’auplan agricole, le Ceta accorde au Canada un contingent d’exportation à droits nulsde 45 000 tonnes de viande bovine et 75000 tonnes de viande porcine vers l’UnionEuropéenne. Ce vote aura largement occupé l’espace médiatique et politique ; tribune de Nicolas Hulot, prise de positions marquées des membres du gouvernement…Le matin même, un article du journal LeMonde, largement relayé, mettait en lumière une « faille » permettant aux Canadiens de nourrir leurs animaux avec des farines animales.

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