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Les charrues-déchaumeuses de retour dans les exploitations

Combiner les intérêts du labour et du travail simplifié, tel est l'objectif de la charrue-déchaumeuse. Faire mieux, plus vite, moins cher, c'est possible avec la nouvelle génération Ecomat, de Kverneland qui fait son retour dans les exploitations.

 

Délaissée au profit des charrues et des tracteurs puissants, la charrue-déchaumeuse retrouve de l'intérêt dans les exploitations. «Ce matériel existe depuis de nombreuses années, mais avait été abandonné dans les années 70 avec l'arrivée de tracteurs plus puissants et la possibilité de tirer une charrue pour un travail en profondeur» explique Robert Pannier, conseiller en agro-machinisme aux Ets Maréchalle à Coucy-les-Eppes dans l'Aisne. «A l'origine, il s'agissait d'une déchaumeuse, elle n'était pas réversible et c'est pour cela qu'elle avait été détrônée par la charrue».

Avec la suppression des matières actives, les problèmes grandissants de résistance ray-grass-vulpin, la nécessaire gestion des salissements en bio et en techniques de cultures simplifiées (TCS), la réduction des coûts d'implantation et des fenêtres d'intervention réduites, l'Ecomat est l'outil idéal. «Kverneland a largement amélioré les caractéristiques techniques de l'Ecomat. Cette charrue-déchaumeuse bénéficie du système Varilarge qui permet de travailler, d'adapter la vitesse du tracteur, la profondeur de travail et la largeur de prise de socs. La charrue Ecomat combine alors les intérêts du labour et du travail simplifié. C'est une machine deux en un» sourit Robert Pannier.

Au niveau agronomique, le passage d'une charrue-déchaumeuse assure le maintien des matières organiques en surface et leur dégradation plus rapide par un meilleur accès à l'eau et à l'oxygène, la maîtrise des adventices grâce à l'effet de retournement, le contrôle des ravageurs (limaces et musaraignes...) et des maladies, et une utilisation de produits phytosanitaires réduite. «Là où la charrue perturbe toute l'activité biologique du sol, la charrue-déchaumeuse, elle, ne le fait pas».

Un labour de 6 à 18 cm maxi

Robert Pannier détaille les trois méthodes possibles d'utilisation de la charrue-déchaumeuse. D'abord, un labour superficiel-déchaumage travaillé à 6 à 10 cm de profondeur, une largeur de travail de 10-12 pouces et une vitesse de 10 à 15 km/h, permettra de mélanger les résidus de récoltes ou les adventices. La deuxième méthode, c'est l'écotillage où on va travailler plus creux de 10 à 14 cm, à une vitesse entre 8 et 12 km/h avec une largeur de travail à 16 pouces. «Toute la surface est découpée selon le type de socs. Les débris sont déposés sur toute la hauteur grâce au mulcher inédit assurant un bon émiettement et un rappui pour un lit de semences parfait».

La troisième phase c'est l'écolabour. La charrue est réglée entre 14 et 18 cm de profondeur, la vitesse de 6 à 10 km/h et la largeur de travail à 18 pouces. «Toute la surface est découpée, les débris restent en fond de raie comme un labour classique, la terre est plus émiettée».

Avec ces trois méthodes, l'Ecomat promet des avantages économiques. D'abord au niveau du débit de chantier en assurant 3,2 ha/h (8 corps x 18'' x 9 km/h) contre 1,5 ha pour une charrue classique. Elle est peu énergivore car un tracteur de 140 cv suffit pour la tirer et elle est facile à lever (2 200 kg).

«On passe de la charrue classique avec un labour entre 25 et 30 cm à la charrue-déchaumeuse qui travaille au maximum à 15 cm. C'est un changement de conception de travail. L'agriculteur des années 2022-25 sera beaucoup plus attentif à l'agro-écologie et à la biologie de ses sols. Ce matériel trois en un est un très bon compromis» explique Robert Pannier. «Aujourd'hui, il est possible de travailler très superficiellement pour détruire toute la masse de surface, toutes les adventices, les repousses de céréales, de les mettre en terre et de préparer une terre neutre en surface pour faire les semis» poursuit-il ajoutant que des déflecteurs à lame ont été installés sur l'Ecomat. «4 types de déflecteurs sont disponibles en option : le mulcher, idéal pour un travail sur prairie ou à faible profondeur. Il offre un excellent enfouissement. Le déflecteur 1 lame montée sur le haut du versoir. Il permet d'augmenter la capacité du versoir et de diriger les résidus vers le fond de raie. Les déflecteurs plastiques, afin d'éviter les blocages en présence de grosse quantité de résidus, et le déflecteur 2 lames qui permettent de briser le flux de terre pour un bon mélange».

«On l'aura compris, demain, le travail du sol passe également par un ameublissement type Flexipass sans détruire les horizons afin de lui rendre toute sa souplesse, la destruction des adventices et la préparation du sol jusqu'au semis passeront par la charrue déchaumeuse, la herse étrille, la roto-étrille, la houe rotative, la bineuse et par l'épandage de produits plus naturels». Plus économique, un sol mieux préparé, une structure de sol améliorée, une couverture des résidus et une réduction des mauvaises herbes, des champignons et des maladies, la charrue-déchaumeuse Ecomat , assure une croissance plus rapide et des rendements plus élevés, donc une meilleure rentabilité.

 


 

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