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Les agricultrices, actrices de leur avenir.

Des avancées enregistrées mais aussi des attentes fortes, les agricultrices ont du pain sur la planche en cette année de renouvellement syndical. Elles en ont parlé avec Jacqueline Cottier, la présidente de la commission nationale, venue à leur rencontre mardi dernier à Caen.

La commission régionale des agricultrices présidée par Sylviane Lefez s’est réunie en présence de Jacqueline Cottier, présidente nationale de leur commission.
La commission régionale des agricultrices présidée par Sylviane Lefez s’est réunie en présence de Jacqueline Cottier, présidente nationale de leur commission.
© JOËL RÉBILLARD

Au rayon des avancées, Jacqueline Cottier a salué l’amélioration des conditions de remplacement pour les congés de maternité avec la prise en charge des cotisations de CSG et CRDS.

Désormais, le recours au service de remplacement est nettement plus avantageux que l’indemnité journalière.

C’est un choix délibéré que Jacqueline Cottier assume : « seulement 40 % des futures mamans sollicitaient le remplacement. C’est pourtant un moment qu’il faut privilégier dans sa vie  » explique-t-elle.

Les attentes sont fortes quant à la réforme des retraites.

Pour les agricultrices, « de là où nous partons, nous avons tout à gagner dans un système unifié  ».

 

RETRAITES : TOUT A GAGNER

En revanche, à ce stade, même s’il est prévu que la bonification pour enfant soit attribuée dès le premier enfant et non plus à compter du troisième, les agricultrices déplorent que cette bonification demeure proportionnelle et ne soit pas forfaitisée. « C’est un avantage pour les retraites élevées, nous devons encore avancer sur ce sujet », prévoit Jacqueline Cottier.

La présidente encourage par ailleurs les agricultrices retraitées à solliciter l’allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA, ex-fonds de solidarité). « Trop de personnes qui pourraient en bénéficier pour voir leur retraite relevée au niveau du minimum retraite ne la demandent pas.

Cela vaut pourtant le coup d’étudier la question ». Les retraités craignent le recours sur la succession qui rendait l’aide du fonds de solidarité moins attractive. Or les règles de ce recours ont été assouplies et il n’est plus aussi systématique. Sur ce dossier comme sur les autres, « les commissions départementales doivent rencontrer la MSA une fois par an  », conseille Jacqueline Cottier.

 


FÉMINISER LES INSTANCES

L’occasion de faire le point sur les changements qui interviennent sur le statut, la couverture des risques sociaux ou les retraites. La MSA va renouveler ses élus. Les agricultrices comptent bien se mobiliser sur ce sujet qui n’est autre de pérenniser le régime agricole de protection sociale. Ce sera aussi le cas de la structure syndicale FNSEA, de la commune au national.

Là aussi, les agricultrices sont invitées à prendre toute leur place. « Un tiers des agriculteurs sont des agricultrices » souligne Jacqueline Cottier.  Or, cela ne se retrouve pas dans les instances syndicales et c’est un manque pour le réseau. Un manque que les agricultrices sont bien décidées à combler.

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