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L'enseignement agricole veut former plus d'étudiantes.

La rentrée des classes se caractérise par la concrétisation des mesures de la loi d'orientation agricole dans l'enseignement agricole. Le nouveau Bachelor agro (Bac + 3) élargit l'éventail des formations dispensées. D'ici 2030, les effectifs des étudiants devront augmenter de 30 % et tendre vers la parité

Le 1er septembre, Annie Genevard s'est rendue à la Maison familiale rurale de Chauvigny dans la Vienne.
Le 1er septembre, Annie Genevard s'est rendue à la Maison familiale rurale de Chauvigny dans la Vienne.
© © Capture X

Le 1er septembre dernier, c'était la rentrée scolaire dans tous les établissements d'enseignement agricole et en particulier, au lycée agricole de Poitiers-Venours et à la Maison familiale rurale de Chauvigny dans la Vienne. La ministre de l'Agriculture, Annie Genevard, y a passé la journée afin de " mettre en lumière les efforts déployés pour assurer un enseignement de qualité, un accompagnement personnalisé et une intégration réussie dans les filières professionnelles ", a-t-elle expliqué. L'année passée, l'enseignement agricole a été de nouveau " l'école de la réussite, grâce à l'implication sans faille de ses apprenants et de ses personnels ", s'est réjouie la ministre, en rappelant les excellents résultats des examens obtenus au mois de juin dernier (lire encadré). Mais la rentrée scolaire 2025 " ouvre une nouvelle phase pour l'enseignement agricole, celle de la concrétisation, dans les établissements, des mesures de la loi d'orientation agricole (LOA) ", a-t-elle indiqué.  

Campagne de communication

Lors de ce déplacement, elle a présenté les quatre priorités de l'année et les cinq mesures en faveur du renforcement des compétences des élèves et étudiants formés qui en découlent. Première priorité : attirer encore davantage de jeunes. " C'est une nécessité absolue  si nous voulons renouveler les générations. Et la LOA fixe un objectif ambitieux : 30 % d'apprenants supplémentaires d'ici 2030 ", a rappelé Annie Genevard. Mais l'enseignement agricole doit surtout former plus d'étudiants à la profession de chef d'entreprise agricole en mobilisant davantage de jeunes filles (2e priorité). Et pour y parvenir, une campagne nationale de communication sera lancée en 2026. Enfin, le ministère de l'Agriculture souhaite " construire des formations toujours plus proches du terrain et des compétences de demain " (3e priorité)  et, " faire de l'enseignement agricole, un moteur des transitions climatiques et environnementales " (4e priorité). Cette rentrée, cinq mesures découlent de ces quatre priorités. Tout d'abord, " la présentation à l'automne d'un plan d'action national pour favoriser la place des femmes dans l'agriculture " et " la création d'un nouveau diplôme Bac + 3, le Bachelor agro, qui doit devenir le diplôme de référence en agronomie pour former aux métiers de demain ", a expliqué Annie Genevard. 

Mentorat 

Dans les lycées, le développement du " mentorat de classes " permettra à des entreprises d'accompagner des étudiants dans la construction de leur parcours professionnel. Et les enseignants auront la possibilité de s'appuyer sur un réseau " "d'experts associés" dans les domaines de l'agronomie et de la zootechnie pour monter en compétences sur les transitions climatique et environnementale ", a ajouté la ministre. Les exploitations pédagogiques seront les démonstrateurs de ces nouvelles pratiques. Par ailleurs, le ministère de l'Agriculture déclinera dans les établissements dont il a la charge, les mesures nécessaires pour renforcer la lutte contre les violences et les discriminations. Ce sera une des missions de l'éducation socioculturelle, un de ses marqueurs forts de l'enseignement agricole, qui célèbre cette année ses 60 ans d'existence. Cet automne, de nombreux événements ouverts au grand public sont prévus en région et à Paris. 

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