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« Le lin européen, leader sur tous les marchés. »

Le plan de filière lin fibre 2025 a été présenté aux hivernales de l’AGPL, rendez-vous annuel des liniculteurs.

De gauche à droite : Marc Depestele, coordinateur de l’atelier
approvisionnement de la section culture teillage CELC ;
Bertrand Gomart, président de l’AGPL ; Sophie Mayer, chargée de
mission « veille économique » pour le Cipalin ; Willy Coucke, responsable valorisation fibres chez Terre de lin.
De gauche à droite : Marc Depestele, coordinateur de l’atelier
approvisionnement de la section culture teillage CELC ;
Bertrand Gomart, président de l’AGPL ; Sophie Mayer, chargée de
mission « veille économique » pour le Cipalin ; Willy Coucke, responsable valorisation fibres chez Terre de lin.
© C.H.

Le 17 janvier à Yerville (76), l’association générale des producteurs de lin (AGPL) est venue présenter l’état d’avancement du plan de filière lin fibre 2025 déposé auprès du ministère de l’Agriculture fin 2018. La structuration de la filière lin doit lui donner une dimension européenne nécessaire pour faire face aux pays asiatiques. Ces démarches de structuration sont encouragées par la Commission européenne. Sa politique incitative pourrait permettre d’obtenir des aides pour améliorer l’outil. « Aujourd’hui, l’ensemble de la filière sait se parler et veut construire ensemble : du producteur au tisseur, en France, en Belgique et aux Pays-Bas. En face, nous avons des clients qui demandent un lin plus homogène, plus résistant et produit avec moins d’intrants. La structuration de la filière va nous permettre de mieux répondre à ces attentes, réguler les prix, fidéliser les clients et garantir nos revenus », précise Bertrand Gomart, président de l’AGPL.

«LA STABILITÉ DES REVENUS PASSE PAR UN TRAVAIL ENSEMBLE »

Une table ronde composée de différents acteurs de la filière ont mis en avant les différents sujets de réflexion menées au sein des ateliers de travail : des pratiques culturales avec moins d’intrants, une bonne identification de ses lots par le liniculteur, une politique d’investissement dans du matériel performant, une traçabilité renforcée, la mise en place d’une charte de qualité et de contrats cadre entre producteurs et teilleurs permettant une stabilité de la filière, une politique de stockage des pailles chez le liniculteur en cas de crise, le renforcement de l’attractivité de la filière lin et une école de formation pour les salariés des entreprises de transformation, une amélioration de la caractérisation des fibres, une cellule de veille au sein de la CELC permettant de partager l’information avec les filateurs et tisseurs européens pour détecter le plus rapidement possible les évolutions de la consommation et répondre à la demande, une meilleure diffusion des informations…

SIGNE OFFICIELDE QUALITÉ

La question d’un signe officielde qualité pour le lin européen est également d’actualité. Cette démarche permettrait deprouver le professionnalisme de la filière. Lequel serait le plus pertinent ? Y a-t-il une opportunité ? Olivier Beucherie, consultant stratégie agroalimentaire,a rappelé la particularité des cinq signes officiels (Label Rouge, AB, IGP, AOP, STG) et a précisé qu’ils sont des outils à potentiel commercial sans lien direct avec le revenu. Si le Label Rouge et le bio ne répondent pas aux enjeux, les réflexions sont encore encours pour les autres. « Quelque soit le signe de qualité, l’interprofession est favorable à cette démarche qualité car il faut une base collective pour qu’elle voit le jour ». La phase de déploiement de ce plan de filière débutera en avril 2019.

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