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Le contrat de parrainage, une solution pour mieux transmettre.

André Michel, éleveur à Coupesarte (14), a accueilli sur son exploitation, mardi 8 novembre, une rencontre autour de la transmission. Organisé par les Chambres d'agriculture de Normandie, le rendez-vous avait pour objectif de faire témoigner le cédant et ses repreneurs dans l'optique du prochain forum transmission du 21 novembre.

De gauche à droite : Clément Lebrun, élu Chambres ; Didier Pellerin, maire de la commune Les Monceaux (14) et élu de l'agglomération de Lisieux ; Carole et André Michel, cédants ; Alexandre Comte et Thibault Delabarre, repreneurs ; Béatrice Rodts, responsable de l'antenne de Lisieux des Chambres d'agriculture.
De gauche à droite : Clément Lebrun, élu Chambres ; Didier Pellerin, maire de la commune Les Monceaux (14) et élu de l'agglomération de Lisieux ; Carole et André Michel, cédants ; Alexandre Comte et Thibault Delabarre, repreneurs ; Béatrice Rodts, responsable de l'antenne de Lisieux des Chambres d'agriculture.
© LM

S'il voulait initialement partir travailler à Aix-en-Provence à l'issue de ses six années d'études au lycée agricole du Robillard, André Michel aura finalement passé toute sa carrière dans la campagne normande. L'éleveur de 64 ans s'est installé en 1997 à Coupesarte (14), à la ferme du manoir, en EARL avec son épouse Carole, après douze années en Gaec avec ses parents. De ses expériences professionnelles, il ne garde que le meilleur à l'heure de tirer sa révérence et de laisser les jeunes prendre la relève. Un témoignage qu'il a bien voulu livrer mardi 8 novembre, à l'occasion d'une rencontre organisée par les Chambres d'agriculture de Normandie.

 

42 ANNEES D'ACTIVITE

L'exploitation d'André et Carole Michel se compose de 130 ha dont la majeure partie est en prairie permanente. Si la ferme comptait 100 brebis au départ, elle s'est finalement consacrée à l'élevage en agriculture biologique de vaches allaitantes charolaises. « Nous sommes passés en bio en 2012. Avec nos terres et un compost de qualité, ce n'était pas compliqué de passer du conventionnel au bio », concède le « presque » retraité, adhérent de Normandie viande bio. Une activité qu'André a exercée depuis quarante-deux années. « On a pris du plaisir à le faire », déclare-t-il.

 

TRANSMETTRE PLUTOT QUE VENDRE

C'est en 2021 que le couple a commencé à se lancer dans la recherche d'un repreneur. « Ça s'est très vite su. J'ai été contacté par trois haras et un acheteur d'un pays du golfe Persique », glisse-t-il. Si les propositions étaient intéressantes financièrement, André Michel a préféré se tourner vers une reprise agricole : « ça fait quarante ans que je fais de la génétique. J'ai un élevage qui tient la route. [...] Transmettre, c'est une façon d'arrêter tout en continuant », confesse-t-il. Après quelques déconvenues familiales, c'est finalement un trio qui s'est présenté à l'EARL Michel. Alexandre Comte (32 ans), Magali Force (42 ans) et Thibault Delabarre (30 ans) ont entendu parler de la ferme via leurs amis, la fille et le gendre d'André. « Ils voulaient reprendre la ferme comme elle est, en y ajoutant un atelier de chevaux en pension », conte-t-il.

 

LE PARRAINAGE POUR FAIRE LA PASSATION

C'est finalement la formule du contrat de parrainage - de l'un des trois futurs associés - qui a permis de convaincre tout le monde. Magali, compagne d'Alexandre, est venue travailler à la ferme à partir du 1er décembre 2021 pour quatre mois. La période passée, cette ancienne soignante en reconversion est finalement restée. Dans le rôle de « coach », André a pu délivrer ses secrets et son savoir-faire au trio, tout en levant le pied. Alexandre connaissait déjà le milieu, lui qui s'est installé il y a deux ans en tant que céréalier près de Lieurey - exploitation qu'il conserve en parallèle -, contrairement à Thibaut, son cousin, qui a des compétences dans le domaine sportif et équin. « Le parrainage est un cadre très efficace », explique ce dernier. Alexandre complète : « il n'y a pas deux transmissions qui sont identiques. [...] Avoir un cédant aussi ouvert et patient, c'est très agréable. Ça s'est fait plus facilement même hors-cadre familial », achève-t-il.

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