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L’Atlas agricole normand plein d’enseignements.

Le produit céréales est désormais équivalent au produit élevage en Normandie a insisté Michel Delacroix, du service statistiques du ministère de l’Agriculture, Agreste, lors de sa présentation à la chambre.

Gilles Lievens et Laurence Sellos, présidents des chambre d’agriculture, ont invité Florian Fougy, Elodie Turpin et Michel Delacroix pour une présentation de la Normandie agricole.
Gilles Lievens et Laurence Sellos, présidents des chambre d’agriculture, ont invité Florian Fougy, Elodie Turpin et Michel Delacroix pour une présentation de la Normandie agricole.
© L.G

Une présentation des comptes de l’agriculture départementale a été effectuée mercredi 24 avril à Bois-Guillaume -une retranscription commune avec le département voisin de l’ex Haute-Normandie- qui avait déjà été détaillée aux nouveaux élus de la chambre lors de leur session d’installation (voir notre article dans l’édition du 21 mars 2019). A l’intervention de Florian Fougy et Elodie Turpin du pôle économique et prospective de la chambre d’agriculture, les présidents Laurence Sellos pour la Seine-Maritime et Gille Lievens pour l’Eure avaient ajouté celle de Michel Delacroix, d’Agreste Normandie.

UNE MOSAÏQUE DE TERRITOIRESDIVERSIFIÉS

Le service régional de statistiques du ministère de l’agriculture a réalisé un atlas agricole de Normandie à partir des nombreuses données qu’il collecte de diverses sources. Officiant désormais sur les deux Normandie, Michel Delacroix, chef du service, a expliqué que ce qui l’avait frappé lors de la réunification, c’était l’affirmation de certains acteurs« l’agriculture normande, c’est l’élevage ». Pour lui, ce n’est pas le cas puisque « le produit céréales est équivalent à celui de l’élevage » avec la nouvelle échelle à cinq départements. L’agriculture normande est bien plus diversifiée que ce qui est couramment véhiculé, c’est une mosaïque de territoires avec des systèmes agricoles différents. Pour le confirmer, rien de mieux que des cartes.Une de celles-ci montre la progressiondes grandes cultures dans les zones de polyculture-élevage, en Seine-Maritime et au nord de l’Eure. On ne passe pas directement de l’élevage aux grandes cultures, il y a une étape intermédiaire de polyculture-élevage », note le statisticien. « Il existe un déplacementde la spécialité laitière vers l’ouest de lagrande région. » La Manche représente àelle seule 40 % du lait normand.

UN BASCULEMENT AVEC L’ACCROISSEMENTDES SURFACES

Et le pays de Bray par exemple devient de plus en plus une zone de polyculture-élevage, les grandes cultures y gagnent du terrain. « Lors du prochain recensement en 2021, on s’apercevra du basculement de cette région en polyculture-élevage, j’en fait le pari ». Florian Mougy, de la chambre, le confirme. « Les agriculteurs passent de l’élevage à la polyculture-élevage lorsqu’il y aaccroissement des surfaces. Les exploitations s’agrandissent puis arrêtent l’élevage ». Entre 2008 et 2016, la part des grandes cultures dans la SAU normande est en nette augmentation sur l’est de la région et en particulier en Seine-Maritime. Cette progression s’opère au détriment des prairies. A l’ouest, les grandes cultures se maintiennent voire régressent légèrement. Les surfaces de colza ont considérablement augmenté depuis 2000 en lien avec le développement des biocarburants. Mais le lin progresse également, en moyennede 3 300 hectares par an.

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