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La réserve hydrique, critère d’importance de la parcelle.

L’implantation reste l’étape clé de l’itinéraire technique de la féverole de printemps. Une bonne implantation, suivie d’une levée précoce, homogène, et d’une bonne nodulation permettent d’obtenir une féverole plus robuste pour assurer un meilleur rendement.

Trois conseils pour réussir son implantation.
Trois conseils pour réussir son implantation.
© Terres Inovia

La féverole de printemps est plus exposée aux stress hydriques de fin de cycle que la féverole d’hiver ou le pois. Le choix d’une parcelle avec une réserve hydrique suffisante est nécessaire pour assurer une nutrition hydrique satisfaisante. Eviter également les sols séchants, les argiles lourdes et les limons battants hydromorphes, moins propices au développement de la féverole et de ses nodosités.
Afin d’assurer un développement optimal du système racinaire, et donc de mieux valoriser l’eau, la féverole doit bénéficier d’un sol aéré sur 10-15 cm. Si le sol est mal nivelé ou refermé après un hiver pluvieux, une reprise sur 5-10 cm est conseillée avant toute implantation.

SEMER TÔT SUR UN SOL RÉESSUYÉ
Semer sa féverole de printemps précocement est l’un des principaux leviers pour limiter les risques climatiques lors de l’élaboration du rendement (excès thermique, stress hydrique).
La féverole a l’avantage de pouvoir se semer très précocement dès début février dès que le sol est portant. La culture peut se semer sur sol gelé si besoin, tant que la profondeur de semis est bien respectée.

UN SEMIS PROFOND ET UNE DENSITÉ SANS EXCÈS
La féverole de printemps se sème à 6-7 cm de profondeur pour un semis précoce en février et/ou sur sol gelé. La profondeur passe à 5 cm pour un semis courant mars. Attention à bien respecter ces profondeurs pour éviter toute exposition à des gels tardifs et assurer un bon enracinement. La féverole peut se semer avec un semoir à céréales. Cependant, la qualité du semis est meilleure avec un semoir monograine, permettant d’abaisser de 5 graines/m² la densité.
La féverole s’accommode à de faible écartement (17 cm) comme à de grands écartements (45 cm), notamment pour introduire du binage.
Il est important de respecter les densités de semis selon les sols. Une surdensité entraine des risques de maladies plus importants à la floraison et augmente la compétition hydrique.
Dans le cas d’utilisation de graines de ferme, un test du taux de germination est fortement recommandé, d’autant plus si les graines sont bruchées, et la densité doit être ajustée en conséquence.

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