Aller au contenu principal

La réforme des retraites : des effets pour les futurs retraités.

La section des anciens exploitants de la FRSEA de Normandie a planché mercredi dernier sur le projet de réforme des retraites en cours de discussion.

Quarante-cinq délégués ont réfléchi ensemble à la réforme des retraites à venir.
Quarante-cinq délégués ont réfléchi ensemble à la réforme des retraites à venir.
© ©DR

Fusionner tous les régimes de retraites, tel est l’objectif annoncé par le président Macron pour la réforme des retraites à venir. Les consultations, menées depuis plusieurs mois par le Haut Commissaire Jean-Paul Delevoye, ont permis de repérer les obstacles à cet ambitieux projet. Si les agriculteurs en attendent, au vu des pensions actuelles, une revalorisation, Aude Fernandez, juriste spécialisée à la FNSEA qui intervenait devant les quarante délégués départementaux présents, a rappelé que la réforme était prévue « à enveloppe constante ». Cela signifie que certains verront leur régime amélioré tandis que d’autres constateront une dégradation de leur situation.

RETRAITE PAR POINTS
Quant à la revendication d’un alignement du régime agricole sur les autres régimes avec la prise en compte des vingt-cinq meilleures années, il semble que l’on s’oriente plutôt vers une extension de l’architecture des retraites agricoles à l’ensemble des régimes. Rappelons que la retraite de base agricole est composée d’une retraite forfaitaire et d’une retraite proportionnelle obtenue par la capitalisation en points en fonction du revenu. La retraite de base est complétée par un régime de retraite complémentaire obligatoire. La recherche d’équité entre les cotisants semble atteignable avec un dispositif des retraites calculées par points, tel que le régime agricole actuel. « Encore faut il corriger le système agricole qui attribue un même nombre de points sur une longue plage de revenus » ont remarqué les participants.
GARDER LES MINIMAS
La réforme pose aussi la question des minimas : le minimum vieillesse et le minimum de retraite agricole. La volonté d’indexer à nouveau seulement les « plus petites retraites » ainsi que l’a annoncé le président de la République fin avril, risque d’amener progressivement de plus en plus de retraités au niveau du minimum de retraite, dévalorisant les cotisations payées pendant la période d’activité. De même, la hausse du minimum vieillesse doit être appréhendée de manière à conserver une valeur positive à la cotisation. Néanmoins, la FNSEA demeure favorable au maintien de ces deux minimas, au contraire d’autres organisations qui sont volontiers plus simplificatrices au risque d’être inéquitables. Elle partage l’objectif voir toutes les retraites agricoles à 85 % du SMIC et au-delà. Cela vaut d’ailleurs pour les retraités futurs mais aussi pour les actuels retraités. La question des pensions de réversion a aussi fait l’objet d’un long débat. Au de Fernandez a rappelé l’intérêt qu’il y a à demander la réversion assez rapidement après le décès, même si le plafond limite souvent le bénéfice de cette mesure qui devrait être maintenue dans le cadre de la réforme. La réforme devrait entrer en négociation d’ici la fin de l’été pour une application en 2025, soit pour les actifs nés après le 1er janvier 1963. Quoi qu’il en soit, les agriculteurs retraités revendiquent une revalorisation des retraites agricoles actuelles sur une base forfaitaire qui évite de creuser les écarts. Reste à savoir comment les droits acquis jusqu’à la mise en oeuvre de la réforme seront convertis dans le nouveau système. Cette période transitoire donnera lieu, elle aussi, à un véritable casse-tête pour les personnes chargées de mettre en oeuvre cette réforme.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

ALEXANDRE RASSAËRT, président du Département de l’Eure

 Les agriculteurs ne font pas que parler d’écologie, ils la pratiquent 

A…

Reprendre la main sur les autorités indépendantes.

Anses, OFB, Agences de l’Eau (…)« Il faut reprendre la main sur les autorités indépendantes, les mettre sous contrôle…

Prix du lait : les bons et les mauvais élèves.
Retour sur la tournée régionale de la FNPL en région Normandie.

Le 8 février dernier, la Fédération nationale des Producteurs de Lait (FNPL) est venue échanger avec les éleveurs de la…

FNSEA et JA ciblent aussi l’Office français de la biodiversité (OFB), accusé de porter l’effort sur la verbalisation des agriculteurs plutôt que de développer leurs autres missions
Crise agricole : 100 propositions de la FNSEA.
Alors que le mouvement de contestation agricole touche plus de 85 départements français, la FNSEA et JA ont fait part, le 24…
Désherber son colza en secteur à enjeu eau.

Implantée pendant près de 10 mois en terre, la réussite de la culture du colza passe par une bonne implantation, en limitant…

Dans le verger. "Notre modèle bio, qui nous est propre, semble fonctionner parce que nous sommes dans une grande ville", insiste avec prudence Jennifer et Aurélien Thibaux.
Circuits courts : réponse partielle aux interrogations.
Services de l'Etat, Département et Chambre d'agriculture, après avoir déjeuné à la cantine de l'école primaire Paul Eluard de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 175€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole