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A la Coopérative légumière Crimart : « on a irrigué deux fois plus ».

Avec l'été caniculaire, on a irrigué deux fois plus cet été qu'à l'accoutumée. Un arrosage de nuit, « c'est normal », et de bonnes conditions sanitaires. « Pas de mildiou, pas de puceron. Ça n'a pas coûté cher en phyto par rapport à l'an dernier », constate son président Yves Labiffe.

Chantal Prot (directrice), Yves Labiffe (président) et Benjamin Hervo (adhérent et maraîcher à Paluel-76) sur un chantier de récolte de carottes. Si le nombre d'adhérents à la Crimart est stabilisé, le renouvellement des générations reste une source d'inquiétude. De plus, « on ne trouve plus personne pour bosser ».
Chantal Prot (directrice), Yves Labiffe (président) et Benjamin Hervo (adhérent et maraîcher à Paluel-76) sur un chantier de récolte de carottes. Si le nombre d'adhérents à la Crimart est stabilisé, le renouvellement des générations reste une source d'inquiétude. De plus, « on ne trouve plus personne pour bosser ».
© TG

L'assemblée générale de la coopérative légumière Crimart se tient le 22 novembre prochain à Criquebeuf-sur-Seine (27) à 18 h. L'occasion de balayer un tour d'horizon 2022 marqué notamment par le coup de grêle et de vent du 4 juin. Les bâtiments de la coopérative ont souffert. L'outil de certains adhérents aussi. « Des serres grêlées. J'ai moi-même loupé un peu de salade, de haricots et de courgettes », résume Yves Labiffe, président de la Crimart. Cependant, sur son territoire s'étendant sur l'Eure, la Seine-Maritime et le Calvados, l'impact en termes de volume de production n'est pas significatif.

 

DE LA GRELE A LA CANICULE

Après la grêle, la canicule estivale. « On a irrigué deux fois plus qu'en année normale, et la nuit par arrêté préfectoral ». Chaleur et eau ont contribué à une pousse rapide dans un contexte de pression sanitaire faible. « Pas de mildiou, pas de puceron... La saison ne nous a pas coûté cher en phyto par rapport à l'an dernier, » se satisfait Yves Labiffe. Pour être exhaustif sur le plan météorologique, 2022 se poursuit sous des températures anormalement élevées. « D'habitude, les premières gelées arrivent en octobre, voire en septembre, la douceur actuelle pénalise les cultures d'hiver. » Le consommateur réclame de la salade et même des radis. Poireaux et choux-fleurs attendront les premiers frimas. Au bilan, 2022 s'en tire plutôt bien. « Moins de production à cause de la sécheresse donc des cours qui se tiennent, » et un partenaire commercial, (Lidl 70 % des débouchés) avec lequel la Crimart entretient des relations de confiance. Seules ombres au tableau, un problème de main-d'oeuvre et un métier qui n'attire plus. Le renouvellement des générations doit aussi être cultivé pour pérenniser l'avenir.

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