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FDC 27 : gros risque de dégâts dans les indemnisations.

La Fédération Départementale des Chasseurs de l’Eure a tenu son assemblée générale samedi dernier à Evreux. Avec l’envolée du prix des denrées agricoles et une population de sangliers en croissance, l’indemnisation des dégâts aux cultures pourrait constituer un grain de sable dans le fût du canon.

Depuis 25 ans, les effectifs de perdrix grises sont en baisse, mais on assiste à quelques belles réussites grâce à des souches sauvages. « Nous sommes en capacité de vous fournir des oiseaux de qualité. »
Depuis 25 ans, les effectifs de perdrix grises sont en baisse, mais on assiste à quelques belles réussites grâce à des souches sauvages. « Nous sommes en capacité de vous fournir des oiseaux de qualité. »
© TG

Sans doute a-t-il été plus qu’à l’accoutumée question d’agriculture lors de l’assemblée générale de la FDC de l’Eure qui s’est déroulée, samedi dernier, au Cadran d’Evreux. La cause : une envolée inédite du prix des denrées agricoles couplée à une autre augmentation, celle des dégâts de gibiers. 800 000 e en 2019.  1 M€ en 2020. 1,3 M€ en 2021 avec 320 ha de maïs, 180 ha de blé, 80 ha de colza, 20 ha de prairies et 50 ha de lin et autres détruits à 100 %. Et en 2022 ? 1,8 M€ au doigt mouillé. « Nous allons devoir trouver des solutions », a martelé Dominique Monfilliatre, président de la FDC 27.

 

REGULER LES POPULATIONS

La cabane n’est pas encore tombée sur le chien (de chasse), car des solutions existent. Le sanglier, coupable à 80 %, est clairement dans le viseur des chasseurs et des agriculteurs. Réguler sa population par une augmentation des prélèvements s’impose. Autres points d’amélioration, « l’entretien des clôtures de protection même si on est passé du glyphosate au rotofil et qu’il faut repasser toutes les semaines. Agrainer toute l’année et surtout pendant les périodes de semis pour garder le sanglier dans les forêts. Chasser les zones non chassées qui ne devraient plus exister... » Dans le viseur également, mais dans une moindre mesure et plus haut dans le ciel, le pigeon ramier. In fine, « si on ne paye plus les dégâts aux cultures, c’est la fin de la chasse », jugent les responsables de la FDC. Une approche stratégique partagée par le président de la Chambre d’agriculture de l’Eure. « Avançons de manière constructive et pas en opposition pour arriver à cette maîtrise », a invité Gilles Lievens.

 

LE BASHING AUSSI

Autre point commun entre les chasseurs et les agriculteurs : le bashing. « Ceux qui se nourrissent de tofu ou quinoa et qui considère le poisson rouge comme leur frère, grand bien leur fasse, mais qu’ils ne nous imposent pas leurs choix », a mordu Dominique Monfilliatre. Les chasseurs sont donc invités à parapher la pétition visant « à interdire les subventions publiques aux associations ne respectant pas la loi en détruisant des miradors ou en perturbant les chasses à courre. Il faut 100 000 signatures, nous en avons déjà 50 000 ». La fédération va même tenir des permanences du 16 au 20 mai pour accompagner de façon sécurisée les signataires dans leur démarche. Et à ceux qui veulent mettre du plomb dans l’aile de la chasse au nom de la biodiversité, la FDC avance ses chiffres comme par exemple : « un couple de perdrix grises pour 100 ha dans le Vexin il y a quelques années, 9 couples aujourd’hui ». Grâce à qui ?

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