Aller au contenu principal

Faux départ pour la saison de pâturage.

Suivre la croissance de l’herbe en Normandie et comprendre comment valoriser aux mieux l’herbe pâturée, tels sont les objectifs de l’observatoire régional de la croissance de l’herbe.

Dès février, des éleveurs ont pu sortir leurs animaux.
Dès février, des éleveurs ont pu sortir leurs animaux.
© LUC DELABY /INRA
Pour cette nouvelle année, l’observatoire de l’herbe sera composé d’un réseau de 32 exploitations réparties sur l’ensemble de la Normandie. Les partenaires impliqués restent inchangés à savoir Littoral Normand, Elvup, INRA, les lycées agricoles et la chambre d’agriculture. Davantage d’éleveurs ont également pris part au réseau en mesurant eux-mêmes rigoureusement l’herbe de leurs pâtures.
UN HIVER PEU MARQUÉ
Le réseau se veut le plus représentatif de la région avec 7 à 9 sites par département hormis l’Eure où les prairies sont nettement moins présentes. Les niveaux de production sont compris entre 4000 à 10000 litres de lait par vache, les chargements de pâturage de 15 à plus de 45 ares par vache, enfin les pluviométries vont de moins de 700 à plus de 1100 mm/an. Si la majorité des exploitations sont laitières quatre produisent de la viande bovine et une élève des moutons. De manière générale l’hiver a été clément et a permis à de nombreux troupeaux de ne rentrer que fin novembre voir décembre. Le regain d’automne est apparu tardivement. Outre les économies de fourrage, cela a permis de limiter la quantité d’herbe sur pied durant l’hiver ce qui favorisera la repousse au printemps.
ET UN PRINTEMPS PRÉCOCE ?
Les conditions météo du mois de février, parfois digne d’un mois de juin, ont permis à de nombreux éleveurs de sortir les animaux. Toutefois ce fut dans de nombreux cas un faux départ et les vaches ont souvent dû rentrer en stabulation début mars. Actuellement, les troupeaux qui pâturent ont encore une distribution de fourrage conséquente proche de 100 % des besoins. Pour les sites mesurés, le stock d’herbe disponible dans les parcelles permet 6 jours d’avance au pâturage sans distribution de fourrages conservés (soit 100kg MS/VL) et 49 jours avec la ration actuelle. Un compromis existe donc et il s’agit d’engager dès maintenant les transitions alimentaires en permettant aux vaches l’ingestion de 4-5 kg de matières sèche d’herbe pâturée. Cela permettra d’être prêt pour le vrai départ que l’on peut espérer dans les prochaines semaines. Sans cela, certaines parcelles doivent d’ores et déjà être retirées du circuit de pâturage et prévues à la fauche. Les conditions météo des jours à venir sont bonnes, dès que possible sortez vos vaches si ce n’est déjà fait.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

ALEXANDRE RASSAËRT, président du Département de l’Eure

 Les agriculteurs ne font pas que parler d’écologie, ils la pratiquent 

A…

Reprendre la main sur les autorités indépendantes.

Anses, OFB, Agences de l’Eau (…)« Il faut reprendre la main sur les autorités indépendantes, les mettre sous contrôle…

Prix du lait : les bons et les mauvais élèves.
Retour sur la tournée régionale de la FNPL en région Normandie.

Le 8 février dernier, la Fédération nationale des Producteurs de Lait (FNPL) est venue échanger avec les éleveurs de la…

FNSEA et JA ciblent aussi l’Office français de la biodiversité (OFB), accusé de porter l’effort sur la verbalisation des agriculteurs plutôt que de développer leurs autres missions
Crise agricole : 100 propositions de la FNSEA.
Alors que le mouvement de contestation agricole touche plus de 85 départements français, la FNSEA et JA ont fait part, le 24…
Désherber son colza en secteur à enjeu eau.

Implantée pendant près de 10 mois en terre, la réussite de la culture du colza passe par une bonne implantation, en limitant…

Dans le verger. "Notre modèle bio, qui nous est propre, semble fonctionner parce que nous sommes dans une grande ville", insiste avec prudence Jennifer et Aurélien Thibaux.
Circuits courts : réponse partielle aux interrogations.
Services de l'Etat, Département et Chambre d'agriculture, après avoir déjeuné à la cantine de l'école primaire Paul Eluard de…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 175€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole