Aller au contenu principal

Echanges de vues sur la jachère, le loup...

Réunis le 20 novembre à Bruxelles, les ministres de l’Agriculture de l’Union européenne ont abordé la prolongation de la dérogation jachère, le statut du loup et les nouvelles techniques génomiques (NGT). Sans toutefois prendre de décisions à ce stade.

La France a souhaité rouvrir le dossier sur la BCAE 8, visant à
prolonger d’un an l’autorisation de cultiver les 4 % de SAU dédiés
à la jachère.
La France a souhaité rouvrir le dossier sur la BCAE 8, visant à
prolonger d’un an l’autorisation de cultiver les 4 % de SAU dédiés
à la jachère.
© TWITTER JD

Les ministres de l’Agriculture des Vingt-sept se sont retrouvés, le 20 novembre à Bruxelles, pour un ordre du jour chargé. Si celui-ci prévoyait l’adoption des conclusions sur une vision à long terme des zones rurales de l’Union européenne, un échange sur la proposition de la Commission européenne sur les nouvelles techniques génomiques (NGT) et sur la stratégie forestière de l’UE à l’horizon 2030, des délégations nationales ont soulevé un certain nombre de points qui ont également été abordés.
Ainsi, la France a souhaité rouvrir le dossier sur la BCAE 8, visant à prolonger d’un an l’autorisation de cultiver les 4 % de SAU dédiés à la jachère, justifiée par la guerre en Ukraine et la nécessité d’approvisionner les marchés mondiaux en denrées alimentaires. Il est proposé à cet égard d’appliquer partiellement la norme BCAE 8 en vigueur pour la campagne 2024.
En pratique, le taux de 7 % d’éléments favorables à la biodiversité serait conservé mais la possibilité serait laissée aux agriculteurs d’atteindre ce taux grâce aux cultures dérobées ou fixatrices d’azote, cultivées sans utilisation de produits phytosanitaires, sans qu’ils ne soient tenus de disposer d’une part minimale de terres mises en jachère ou d’éléments non productifs. Cette proposition a reçu le soutien d’une quinzaine de délégations.
Néanmoins, le Commissaire européen à l’Agriculture, Janusz Woyciechowski, n’est pas encore convaincu de sa totale pertinence. Tout en constatant qu’une majorité de pays allait dans le sens de la France, il a observé que les prix agricoles sont actuellement bas, que la sécurité alimentaire est passée au second plan et que les marchés mondiaux sont bien « garnis »…

MINISTRES DIVISÉS
Sur la vision à long terme des zones rurales et du rôle des agriculteurs, l’adoption des conclusions est l’aboutissement d’un long processus de consultations qui a débuté en 2021. Ces conclusions accordent une attention particulière à la nécessité d’utiliser les instruments de toutes les politiques pour renforcer le tissu social et économique des zones rurales. Le document souligne la nécessité de favoriser la participation des citoyens, des autorités locales, de promouvoir les initiatives et les innovations, notamment grâce aux coopératives.
Sur ce sujet, l’Italie attire l’attention sur le rôle des agriculteurs dans la mise en œuvre des politiques prévues et l’obligation d’y réserver un financement suffisant. Surtout, elle propose une révision du statut du loup dont le seuil de viabilité est largement dépassé. Une proposition soutenue par de nombreux pays, et notamment par Marc Fesneau qui s’est prononcé aussi pour une réévaluation du statut du loup au regard de sa dynamique de croissance.
Enfin, sur les nouvelles techniques génomiques (NGT), c’est-à-dire les plantes obtenues par transgénèse, les ministres se sont montrés relativement divisés sur la proposition de la Commission européenne. Celle-ci prévoit en effet de différencier les plantes issues de NGT en fonction des modifications apportées à leur génome et non en fonction des techniques employées pour les obtenir. Il y aurait donc les NGT1 qui seraient les plantes qui pourraient apparaître naturellement ou être sélectionnées conventionnellement et qui ne seraient pas considérées comme des OGM.
A contrario, toutes les autres plantes NGT, appelées NGT2, seraient soumises aux règles et aux exigences des OGM.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Pour le moment, l'offre mondiale de grains reste abondante, justifiant le maintien des cours à un niveau relativement bas.
Le marché des céréales dans l'expectative pour la prochaine campagne.
La guerre au Moyen-Orient et le blocage du détroit d'Ormuz, par où transitent d'importantes quantités de fertilisants et de…
Tableau 1.
Maïs : démarrage à froid, le piège des semis trop précoces.
Les semis des espèces de printemps s'enchaînent et la tentation de débuter les semis de maïs se fait de plus en plus ressentir.
Une équipe formée aux dernières évolutions réglementaires.
Lancement des déclarations PAC 2026 à la FNSEA 27.
À l'approche de la nouvelle campagne de déclaration PAC 2026, la FNSEA 27 se mobilise une nouvelle fois pour accompagner les…
Le coup d'envoi a été donné lundi 30 mars à 13 heures, au collège Victor Hugo de Gisors.
Les collégiens se relaient pour traverser l'Eure à vélo.
Jusqu'au 3 avril, lors de la Semaine Olympique et Paralympique, les collégiens de l'Eure enfourchent leur vélo. Unis dans un…
La 16e édition a été lancée lors d'une soirée au Salon international de l'Agriculture.
Concours Graines d'Agriculteurs : les candidatures sont ouvertes.
Porté par Terres Innovantes, le concours Graines d'Agriculteurs récompense chaque année cinq jeunes installés qui portent des…
La mise à disposition d'un logement permet de stabiliser les équipes saison après saison.
Logement des saisonniers : pas une obligation, mais une solution.
Pour beaucoup d'employeurs agricoles, le logement du salarié saisonnier est perçu comme une contrainte imposée. En réalité, la…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole