Aller au contenu principal

Des silos d'herbe pleins en perspective.

Les averses quotidiennes sont devenues la norme chez les Normands depuis plusieurs mois. Les réserves utiles des sols sont pleines et n'ont que peu l'occasion de se désemplir.

Une mise à l'herbe " chaotique "

Un grand nombre de troupeaux bovins lait reste encore en bâtiment à cause du niveau de portance des sols. 

Pour les troupeaux sortis, certains sont de nouveau rentrés suite à des pluies importantes la semaine dernière.

Les élevages bovins lait qui ont maintenu du pâturage sont majoritairement restés sur des sorties en journée. 

La qualité du déprimage des premières parcelles pâturées n'est pas toujours au rendez-vous. Les hauteurs moyennes dépassent régulièrement les 5 cm et des zones de refus sont déjà visibles. Mais être plus strict aurait conduit à une dégradation des prairies encore plus importante que ce qu'on observe déjà.

Un débrayage à prévoir dès maintenant

La pousse de l'herbe est dans les normes de ce qui a été mesuré ces dernières années avec une moyenne normande de 33 kg MS/ha/j.

Les stocks s'accumulent donc à une " vitesse normale " malgré des hauteurs importantes par endroits. 

Au vu des prévisions météorologiques annoncées, du niveau de pâturage actuel, et de la faible portance des sols, la majorité des exploitations devra faucher des surfaces initialement prévues en pâturage. 

Ces fauches permettront de régulariser les stocks d'herbe sur pied. 

Lorsque la portance de sols sera correcte, les éleveurs, dont la mise à l'herbe est retardée, auront accumulé beaucoup de stocks qu'il faudra réduire pour correctement les valoriser.

Ce retour de la portance pourrait coïncider avec des niveaux de croissance forts, pour lesquels il faut en " années normales " débrayer.

L'enjeu sera donc de faucher suffisamment pour retrouver un nombre de jours d'avance cohérent pour l'époque. Un point sur les stocks sur pied, au retour de la portance des sols et avant un créneau de fauche favorable, permettra de mieux estimer la surface à faucher.

Ces fauches ne pourront être considérées comme un équivalent déprimage puisque la hauteur de fauche ne favorisera pas le tallage des graminées. Il sera également difficile de créer un gradient de hauteurs via ces fauches, contrairement à ce que permet un déprimage. Ce gradient sera créé par le pâturage suivant.

Les fauches permettront, par contre, de redonner de la lumière aux légumineuses.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Sur douze mois, la production de bovins viande s'est repliée de 23 000 téc.
Bovins viande : en 2026, la production diminuerait moins.
Cette année, un rebond des abattages des vaches de réforme est attendu. Mais moins de Jeunes bovins devraient être produits. La…
Fertilisation azotée : ni systématiser ni trop anticiper le premier apport.
Les céréales présentent globalement une très bonne implantation et un développement parfois avancé, notamment pour les semis…
La maladie est due à un herpès virus présent de façon endémique dans les populations de sangliers.
Maladie d'Aujeszky : protéger chiens de chasse et élevages porcins.
La DDPP de la Seine-Maritime nous informe de la découverte d'un chien mort de la maladie d'Aujeszky.
Adventices dans pois protéagineux.
Combiner les moyens pour désherber ses pois et féveroles de printemps.
​Les semis des pois et féveroles de printemps approchant, il est temps de prévoir votre stratégie de désherbage en fonction de la…
Quels sont les critères de choix d’une citerne de transfert de lisier ?

Les citernes de transport de lisier tirées par un tracteur agricole sont conçues pour acheminer la matière entre le lieu de…

Infestation de ray-grass au champ.
Ray-grass : combiner les leviers pour reprendre le contrôle.
En Normandie et en Bretagne, 35 parcelles font l'objet d'un suivi sur cinq campagnes pour aider des agriculteurs confrontés à des…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole