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Comment éviter les fuites de courant sur sa ferme.

Les rencontres Littoral normand proposent chaque année des rendez-vous thématiques, entre présentation technique et échange sur le terrain. Celle du jeudi 17 mars, dans le Calvados, s'est intéressée aux courants électriques. Synthèse de conseils d'expert.

Yoann Durand, électro-géobiologue, en plein travail de recherche de fuites de courants chez le Gaec du Barbois à Sallen.
Yoann Durand, électro-géobiologue, en plein travail de recherche de fuites de courants chez le Gaec du Barbois à Sallen.
© littoral normand

Et si, sans le savoir, votre installation électrique était défectueuse ? C'est le constat fréquemment observé par Yoann Durand, expert en électro-géobiologie chez Littoral normand, et présenté jeudi 17 mars à La Vacquerie, puis au Gaec du Barbois à Sallen. A chaque passage dans un élevage, c'est souvent le même diagnostic : la tension électrique est trop élevée et risque d'engendrer des gênes chez les troupeaux. « La résistance des animaux est beaucoup plus faible que la nôtre », affirme Yoann Durand.

 

ATTENTION, ZONES TRES SENSIBLES

L'un des premiers postes de vigilance quant à la pollution électrique se concentre sur les puits. Le risque d'électrolyse au fond de l'eau est grand, ce qui peut faire remonter le fer. Cette dégradation peut entraîner des comportements inhabituels chez les bêtes tels que la diminution ou l'arrêt de l'hydratation. Autre point sensible : la clôture électrique. « Vous avez tellement de kilomètres de câbles qu'il y en a toujours un qui est mal placé - soit trop proche des bâtiments ou de l'eau », remarque l'expert, avant d'ajouter « le pire, c'est le fil de clôture qui passe au-dessus de l'abreuvoir ». Les points lumineux comme les néons peuvent également engendrer des courants parasitaires.

 

QUELLES SOLUTIONS ?

« Le but ce n'est pas d'avoir zéro onde, ça ne sert à rien et c'est impossible [...], mais au moins limiter l'impact ! », rassure Yoann Durand. Des solutions existent alors. Le plus important demeure d'avoir une bonne prise de terre. « Il ne faut pas hésiter à faire une tranchée pour trouver une terre qui soit un peu plus argileuse », insiste-t-il. La meilleure composition reste la pleine terre végétale. A cela s'ajoute une analyse fine pour placer les fils au bon endroit. Le bois, la ficelle ou même le plastique étant conducteurs, l'expert conseille de ne jamais placer les points électriques dans un bâtiment et de mettre les transformateurs en dehors de la stalle. Enfin, il suggère d'utiliser des câbles d'isolement et des parafoudres autant que possible. D'autres critères rentrent en compte tels que l'existence de veines d'eau sous un bâtiment. Le mieux pour en avoir le coeur net selon Yoann Durand : faire un diagnostic électrique.

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