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CHEZ GERMAIN FREVILLE : D'Hispanie à Tsar, Germain en pince pour la race Charolaise.

Double actif, il est conseillé à l'Atex 27-76, Germain Fréville est également éleveur de Charolais à Beuzeville (27). Il a acheté sa première vache Hispanie à 14 ans et vient de vendre Tsar à un grand sélectionneur du Puy-de-Dôme (63). « Une grande fierté », avoue-t-il et une marque de reconnaissance pour l'élevage eurois.

Germain a fait le choix de la race Charolaise notamment pour ses aptitudes à valoriser l'herbe.
Germain a fait le choix de la race Charolaise notamment pour ses aptitudes à valoriser l'herbe.
© TG

A 14 ans, Germain Fréville a cassé sa tirelire.1 200 e, « mes économies et l'argent de la communion », pour acheter Hispanie, une vache gestante de race Charolaise. L'histoire aurait pu s'arrêter là puisque ce fils d'éleveur de Seine-Maritime va emboiter une carrière dans le para-agricole : conseiller au sein de l'Atex 27-76 (Association pour l'appui technique et économique des exploitations) prénommée aujourd'hui Réagir Solidarité & Accompagnement. Il ne faut cependant jamais insulter l'avenir. Le 1er janvier 2019, après un premier projet d'installation en 2007 « qui ne s'est pas fait »,il pose ses valises hors cadre familial à Beuzeville (27) sur 60 ha de prairies naturelles. Enfin ses valises... Plutôt une trentaine de vaches allaitantes et leur suite : le troupeau existant sur l'exploitation du cédant, « du pique et du carreau », et la descendance d'Hispanie (5 vaches, 2 génisses gestantes et 2 autres de 18 mois) rachetée à son père qui à fait valoir ses droits à la retraite en 2018.  Germain va rapidement rebattre les cartes de la génétique pour disposer de nouveaux atouts majeurs comme Tango, Toubon ou bien encore Tsar. « Un animal avec une très belle ligne, charpenté, osseux et un très bon développement squelettique. Il n'est pas fini mais reste très élégant. »

 

TSAR LA STAR

Tsar a fait parler la poudre l'an dernier en Alençon-61 (2nd prix derrière le grand champion) et à La-Roche-sur-Yon-85 (1er prix de section). Un véritable sésame pour participer à la vente aux enchères qui réunit les 40 meilleurs animaux de l'ouest francais. « Une fierté », lâche Germain d'autant plus que c'est un sélectionneur reconnu du Puy-de-Dôme qui s'en est porté acquéreur. Tsar est encore loin du record du cru 2022 (23 000 e) mais notre passionné évoque tout de même une bonne affaire commerciale et de communication. « Plus cher que ce que j'espérais et qui va diffuser ma génétique, un bon coup de pub qui ouvre des perspectives. Pour une première, ce n'est pas mal du tout. » Pas trop dur de le voir partir du siège de l'exploitation et de sa terre natale ? « Ça ne me fait pas mal parce que je sais qu'il va faire carrière. Je le croiserai peut-être à nouveau dans des concours. » Des concours auxquels il participe depuis 1993 sous différentes formes (juge à Vachement Caen le 11 septembre dernier ou bien encore soigneur au SIA). Il n'est pas le seul régional à exceller en compétition. Au concours Charolais de La-Roche-sur-Yon, 4 éleveurs normands étaient en lice avec, parallèlement, 4 animaux proposés à la vente. Si ces rendez-vous sont empreints de convivialité, ils constituent également le marqueur d'une stratégie commerciale.

 

DE LA VENTE DIRECTE ET DE LA GENETIQUE

« Je dispose d'une petite structure. J'ai donc besoin de plusieurs voies pour valoriser mes animaux et sécuriser ainsi mon chiffre d'affaires. C'est la raison pour laquelle je cherche à faire monter la part de la génétique dans mon CA. On valorise mieux des animaux plus jeunes avec moins de charges », développe Germain. Sans opposer les genres, il a fait le choix du bio « par conviction personnelle, cela me convient bien ». Tranquillité du système, moins de contraintes, pas de stress sauf catastrophe naturelle (...) argumente-t-il. Et à l'heure où le prix du conventionnel fait jeu égal avec l'AB, Germain contre balance : « moins de charges et donc une meilleure marge ».  Il pratique la vente directe en caissette (jeunes femelles qui ne partent pas à la reproduction), vend quelques broutards et des boeufs (30 à 36 mois) valorisés via Unibio. A ses côtés mais dans une structure différente, Emilie, tout autant passionnée d'élevage. Mais elle, ce sont les moutons, pas du Charolais, mais du Texel. Une autre histoire !

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