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Charles-Henri, producteur de viande : rien à cacher, mais une passion à partager.

Producteur de taurillons Charolais au Torquesne (Pays d’Auge-14), Charles-Henri Lebrun est un des 21 acteurs normands qui va ouvrir ses portes dans le cadre de la 7e édition « les rencontres Made in Viande » qui a démarré mercredi pour s’achever le 18 mai.

Pour améliorer les conditions de vie de ses animaux, Charles-Henri s’appuie sur des technologies innovantes parmi lesquelles un logiciel qui lui permet de suivre avec précision la prise de poids et donc la santé de ses animaux.
Pour améliorer les conditions de vie de ses animaux, Charles-Henri s’appuie sur des technologies innovantes parmi lesquelles un logiciel qui lui permet de suivre avec précision la prise de poids et donc la santé de ses animaux.
© TG

Eleveur passionné, Charles-Henry Lebrun l’a démontré devant la presse généraliste lors d’une conférence qu’il a accueillie sous sa stabulation mercredi dernier. Eleveur engagé aussi. Dans le syndicalisme agricole, jeune et ainé tout d’abord, mais aussi dans la communication interprofessionnelle. « Je veux montrer au public ce qui se passe derrière les portes de mon bâtiment en toute transparence. Je n’ai rien à cacher », plaide-t-il. Sur cette exploitation du Pays d’Auge de 200 ha de céréales, on sort 140 taurillons par an « 90 % de ce qu’ils mangent est produit sur l’exploitation ». Presqu’une fierté, mais vite tempérée par l’envolée du tourteau de colza. Il y a du tirage du côté des abattoirs et la filière viande bovine retrouve des couleurs après des années de vaches maigres, mais l’envolée du prix des intrants pourrait très vite rattraper la cavalerie... À moins que le consommateur n’accepte de payer quelques centimes de plus son haché, histoire de rémunérer à sa juste valeur un produit de qualité, tracé, respectueux de l’environnement et le travail au quotidien, 7 jours sur 7 et 365 jours par an, fourni par l’éleveur. C’est un des messages qu’il souhaite faire passer lors de sa première participation aux rencontres Made in Viande.

 

21 EN NORMANDIE

Un rendez-vous initié par Interbev (Interprofession Bétail et Viande) qui monte en puissance jusqu’à atteindre cette année 600 portes ouvertes dont 21 en région. « Notre objectif est de montrer au public que des professionnels se mobilisent chaque jour pour nourrir des millions de consommateurs », insiste Olivier Leroux, président d’Interbev Normandie et producteur du côté de Dieppe (76). Eleveurs, bouchers, coopératives, abatteurs, transformateurs..., autant d’acteurs qui acceptent d’être sur le grill pendant une semaine « pour faire aimer la viande et ceux qui la produisent ». Depuis 2014, Inaporc (interprofession porcine) a accroché le wagon.

Dans l’Eure, rendez-vous les 13 et 14 mai à la Ferme Carré (Les Botteraux) et à la boucherie Lehoulle Gilles le 14 mai à Verneuil-sur-Avre.

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