CGB Eure : une diminution des surfaces perturbante.
Un - 25 % consécutif à un - 11 %. La Ferme Eure a mal à sa sole betteravière. Moins de surface donc une usine qui tourne moins longtemps. "Il est urgent de retrouver une dynamique," attend Paul Lannoy, président de la CGB Eure qui a tenu, le 5 juin dernier, son assemblée générale. "On espère qu'on aura des jours meilleurs".
"Un État français qui ne nous donne pas tous les moyens de production !" Un des reproches adressés par Paul Lannoy et une des explications aux moins 25 % en surface consécutif à un - 11 %. "Quitte à faire tourner nos usines moins longtemps. On va fermer ? Un vrai problème aussi pour l'UCDV". Mais le patron des betteraviers de l'Eure est un battant : "on espère qu'on aura des jours meilleurs. On va se relever". Et pour revenir à des surfaces cohérentes par rapport à l'outil Saint-Louis Sucre d'Étrépagny et parce que la betterave sucrière est une culture importante pour le département, "on doit améliorer notre contrat". Un message adressé au représentant de Südzucker (25 % des surfaces européennes) à la veille de l'annonce des compléments de prix. Un prix moyen de la betterave qui a dévissé passant de 50 €/t (à 16o) en 2023-2024 à 34 € en 2025 a rappelé Benoît Carton.