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Bulletin de santé du végétal : céréales.

Les observations reprennent cette semaine avec le retour de la douceur et du soleil. Les derniers mois pluvieux et chauds ont pu être propices à un maintien d'un inoculum certain pour le printemps (voir cartes agro climatiques).

- Stades : les parcelles de blé sont à 65 % entre fin tallage et Epi 1 cm (l'année passée la même semaine 10 % étaient au stade épi 1 cm contre 20 % cette année). Les orges ont leur stade plus groupé (dû aux dates de semis plus resserrées) et sont à 85 % entre fin tallage et épi 1 cm.

- Maladies : les premiers symptômes de rouille naine, d'oïdium, de septoriose ou de rouille jaune font leur apparition.

Rappel : à ce stade, la nuisibilité est nulle.

Observations réalisées cette semaine (voir carte) sur :

37 parcelles fixes de blé tendre d'hiver

21 parcelles fixes d'orge d'hiver.

BLÉ : stades phénologiques

Pour la reprise du BSV ce sont 37 parcelles de blé tendre qui ont été observées sur l'ensemble de la Normandie pour des semis réalisés du 2 octobre au 9 janvier.

- La plupart des parcelles sont à fin tallage à début épi 1 cm - 65 %.

- 3 parcelles de Seine-Maritime semées entre le 17 décembre et le 9 janvier sont encore au stade 3F.

- 2 parcelles semées le 26 novembre et le 2 décembre respectivement dans la Manche et le Calvados sont à début tallage.

ORGE : Stades phénologiques

Cette semaine 21 parcelles d'orge ont été observées sur le territoire normand pour des semis réalisés entre le 1er octobre et le 2 décembre.

- 3 parcelles sont arrivées à épi 1 cm (14 %) il s'agit de semis du 3 et 18 octobre dans l'Eure et en Seine-Maritime avec les variétés KWS JOYAU et INTEGRAL.

- La majorité des parcelles sont à fin tallage (71 %)

Observations sur blé et orge

Septoriose : sur les 18 parcelles observées en blé tendre au niveau de la septoriose, 9 parcelles situées dans l'Orne, le Calvados et l'Eure présentent des symptômes sur F3 à hauteur de 10 à 80 % de pieds touchés. Au vu du stade des parcelles, le seuil de nuisibilité n'est pas atteint, mais le développement de la maladie est à surveiller.

Seuil de nuisibilité : le seuil de nuisibilité a été réévalué et est fixé à partir du stade 2 nœuds.

Analyse du risque : le champignon responsable de la septoriose se propage du bas vers le haut de la plante via les éclaboussures de pluies. Les conditions météorologiques douces et humides des prochains jours pourraient favoriser le développement de la maladie.

Situations à risque : les blés sur blés, combinés à une absence de labour, favorisent la maladie. D'une manière générale, la présence de résidus pourrait participer à l'initiation de l'épidémie. Du côté des densités, plus elles sont élevées, plus la pression maladie est forte. S'agissant de la date de semis, on constate généralement moins de septoriose sur les semis tardifs.

Méthodes de lutte alternatives en préventif : des solutions de tolérance variétales existent, y compris parmi les variétés les plus cultivées. L'intérêt des mélanges variétaux est neutre sur cette maladie.

Rouille jaune : sur les 16 parcelles observées en blé tendre au niveau de la rouille jaune, 3 d'entre elles présentent des symptômes de rouille jaune. Les 3 présentent des symptômes sur F3 à hauteur de 10 % à 20 % des pieds touchés. Il s'agit de parcelles en mélange semées dans l'Orne et la Manche de mi à fin octobre.

Le seuil de nuisibilité pourrait être atteint dans la Manche. En effet, le stade épi 1 cm a été atteint. Le dépassement du seuil de nuisibilité dépendra de la sensibilité des variétés présentes dans le mélange et de la pulvérulence (capacité à se réduire en poudre) des pustules.

Seuil de nuisibilité

Pour les variétés sensibles et moyennement sensibles (note ≤ 6) :

- à partir du stade Epi 1 cm, le seuil indicatif de risque est atteint en présence de foyers actifs de rouille jaune (pustules pulvérulentes).

- à partir de 1 nœud, le seuil indicatif de risque est atteint dès les premières pustules.

Pour les variétés résistantes (note > 6) :

- à partir du stade 2 nœuds, le seuil indicatif de risque est atteint dès les premières pustules.

Analyse du risque : l'évolution de la sensibilité des variétés à la rouille jaune est un phénomène régulièrement observé. Il est donc impératif de surveiller le comportement de l'ensemble des variétés de blé tendre et de triticale.

Les conditions météorologiques des prochaines semaines pourraient favoriser le développement de la maladie.

Oïdium : sur les 13 parcelles de blé tendre suivies cette semaine, 3 parcelles présentent des symptômes d'oïdium sur F3 à hauteur de 10 % à 30 % des pieds touchés.

Sur l'ensemble des 12 parcelles d'orge suivies cette semaine, 2 parcelles présentent des symptômes d'oïdium à hauteur de 20 % à 80 % des F3 atteintes, sans avoir observé aucun symptôme ni sur F1 ni sur F2.

Analyse du risque : le développement de l'oïdium est très lié aux conditions climatiques de l'année. Ainsi, son évolution sera rapide en cas de forte hygrométrie la nuit et de temps sec le jour. À l'inverse, des pluies répétées lessiveront les spores de champignons présentes sur le feuillage.

Les conditions météorologiques douces et humides des prochains jours pourraient favoriser le développement de la maladie.

Situations à risque : les apports azotés élevés augmentent la sévérité de la maladie. Le fractionnement peut en limiter les conséquences. Les densités de semis élevées favorisent le pathogène et les repousses peuvent constituer des réservoirs d'inoculum primaire de la maladie pendant l'été.

Méthodes de lutte alternatives en préventif : des variétés tolérantes existent et constituent le moyen de lutte le plus efficace. Il est également conseillé d'éviter de semer à des densités élevées et de détruire les repousses pendant l'été.

Rouille naine : sur deux parcelles observées en rouille naine les deux présentent des symptômes :

- une parcelle semée le 15/10 dans l'Orne a des symptômes de 80 % de plants touchés sur F3 et 20 % sur F2.

- une parcelle semée le 09/10 dans l'Eure a des symptômes à hauteur de 10 % des plants touchés sur F3

Seuil de nuisibilité : à partir du stade 1 nœud, le critère déterminant est la fréquence de feuilles atteintes :

- variétés sensibles : 10 % des 3 dernières feuilles du moment atteintes

- autres variétés : 50 % des 3 dernières feuilles du moment atteintes

Analyse du risque : des températures moyennes et une bonne hygrométrie permettent l'implantation et le développement de cette maladie. Les conditions météorologiques douces et humides des prochains jours devraient favoriser le développement de la maladie.

Situations à risque : l'implantation d'une variété sensible favorise le développement de la maladie.

Autres observations

Excès d'eau : quatre parcelles de blé dans le Calvados et la Seine-Maritime présentent des symptômes d'hydromorphie et d'asphyxie racinaires. Cela peut perturber l'absorption de l'azote (jaunissement des plantes), ralentir la croissance de la plante et impacter le peuplement.

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