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Bientôt des vignes dans le sud de l’Eure.

Il y a quelques siècles, le département comptait quelques terres viticoles. Le temps passant, elles ont disparu du paysage. Aujourd’hui, quelques eurois relancent la production en plantant des pieds de vigne.

Les côteaux de Giverny avec ses 6 400 pieds de Chardonnay.
Les côteaux de Giverny avec ses 6 400 pieds de Chardonnay.
© A.O.

Sur les coteaux de Giverny.

Camille Ravinet a planté des vignes, en mars 2019. 6 400 pieds de Chardonnay sur les coteaux de Giverny. « A l’origine, c’était un projet paysagé pour redessiner et replanter une parcelle comme à l’époque. Je souhaitais réintroduire un patrimoine et une culture ancienne », dévoile le jeune homme, paysager de formation. C’est, en effet, après quelques recherches dans les cadastres qu’il a découvert le passé viticole des coteaux de Giverny. « Un vin de proximité était produit ici, le cailloutin », nom donné en référence aux pentes des collines calcaires bourrées de cailloux où poussait la vigne.

 

Un travail à l’ancienne

Aujourd’hui, Camille Ravinet se consacre, désormais essentiellement, à son vignoble labélisé Agriculture Biologique. « Le travail sur la parcelle de 80 ares, qui dispose d’un bon sol et d’une bonne exposition, est effectué à l’ancienne avec un attelage de chevaux. Les pieds sont traitées à partir de décoctions de plantes ». « Il faut trois ans pour sortir un quart de vendange » mais en attendant, le jeune vigneron ne chôme pas. « La saison est belle pour l’instant, c’est très prometteur. Les sols sont gorgés d’eau. J’espère, cependant, qu’il n’y aura pas une vague de gel tardive ». Après la taille à deux yeux, il y a quinze jours, Camille Ravinet s’attaque au désherbage et à l’ébourgeonnage. « Je vais, ensuite, biner sur les pieds et déverser une décoction à base d’orties et d’autres plantes sauvages présentes sur le site. D’ici juin, les palissades seront installées et les pieds seront ligaturés ». Des terres qui demandent une présence tout au long de l’année…

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