Aller au contenu principal

Bien-être animal : une pratique courante dans les élevages.

Le centre national interprofessionnel d'économie laitière (Cniel) a dévoilé le 25 février les premiers résultats de Boviwell, sa charte de bonnes pratiques du bien-être animal. Toutes les exploitations laitières devraient être évaluées avant la fin de l'année.

98 % des troupeaux présentent un bon état corporel, témoignant d'une alimentation maîtrisée.
98 % des troupeaux présentent un bon état corporel, témoignant d'une alimentation maîtrisée.
© © Actuagri-CS

" Le bien-être animal (BEA) est le quotidien de l'éleveur : c'est la base du métier et le bien-être est ancré dans l'élevage laitier ", a d'emblée indiqué Benoit Gavelle, secrétaire général adjoint de la Fédération nationale des producteurs de lait (FNPL) et membre du Cniel.

A ce jour, près de 30 000 exploitations laitières (29 911 soit 73 % des élevages) ont été évaluées.

Pas moins de 81 % de celles-ci ont obtenu un résultat " excellent " ou " supérieur " aux critères d'évaluation du BEA : 57 % sont classées en " excellent " et 24 % en " supérieur ". 18 % des exploitations sont classées en progression et 0,9 % sont " non classées ". Nadine Ballot, du service sciences et techniques de l'élevage au Cniel a rappelé le protocole à respecter pour cette démarche Boviwell. Celle-ci se déroule en trois phases. Dans un premier temps, les données sont recueillies auprès de l'éleveur par un technicien dûment formé. Ce dernier procède lui-même à l'observation des animaux dans leur environnement, notamment dans la stabulation. Dans un deuxième temps, le technicien regarde l'état général du troupeau, les couchages, la ventilation du bâtiment, l'accès aux abreuvoirs, les relations avec l'homme. Troisième et dernière phase : le technicien présente les résultats à l'éleveur et co-construit avec lui un plan d'actions personnalisé pour améliorer le bien-être de son cheptel. Au total une cinquantaine de rubriques sont évaluées dans cinq critères " liberté " : ne pas souffrir de faim et de soif ; ne pas souffrir d'inconfort ; ne pas souffrir de blessures ou douleurs, etc. 

Certification en cours 

Selon les données nationales, 98 % des troupeaux présentent un bon état corporel, témoignant d'une alimentation maîtrisée. Ils sont autant 98 % à avoir été évalués " excellents " ou " supérieurs" lors des tests de relation Homme-animal, c'est-à-dire dans le " test d'évitement ". Le score reste important (84 %) pour le confort de couchage. " Mais 13 % des troupeaux ont un nombre de mètres linéaires d'abreuvoir par animal jugé insuffisant ", a indiqué Nadine Ballot. Christine Vazeille, éleveuve laitière en Haute-Loire a témoigné de son expérience après avoir été évaluée en octobre 2024. " C'est important d'avoir un œil expert sur notre élevage et cette évaluation nous a fait réfléchir sur le stress thermique des bâtiments, car si on sait gérer le froid pendant l'hiver, nous n'avions pas forcément les solutions adaptées pour l'été. En plus, cette approche Boviwell nous donne des arguments auprès de la société civile. Elle atteste que nous prenons véritablement soin des bêtes ", a-t-elle affirmé. Boviwell est inclus dans la Chartes des bonnes pratiques d'élevage qui est en cours de certification par le cabinet d'audit Qualisud*. Celle-ci devrait intervenir au cours du premier semestre 2025, a indiqué Nadine Ballot. L'ensemble des fermes laitières françaises, " celles qui livrent du lait ", a précisé Benoit Gavelle, devraient être évaluées d'ici la fin de l'année 2025.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Le contrôle de levage, un impératif de sécurité pour les employeurs.

Moins connu que le diagnostic pulvérisateur, le contrôle de levage constitue pourtant une obligation réglementaire pour toute…

L'évolution du Smic conduit à un rattrapage des trois premiers paliers de la grille nationale.
Revalorisation du Smic au 1er juin 2026 à 12,31 €.
L'Insee a constaté une hausse de l'indice des prix à la consommation, principalement due à l'augmentation des prix de l'énergie…
" Une mauvaise récolte, un aléa climatique, une chute des cours et l'exploitant agricole peut se retrouver avec de lourdes pertes de revenus. Jusqu'ici, accéder au RSA impliquait de fournir un bilan comptable annuel pour justifier de la baisse de revenus et d'attendre des mois pour obtenir le RSA. Un agriculteur frappé par une sécheresse en été doit attendre le printemps suivant pour faire valoir ses droits. Ce système est injuste et inadapté pour les agriculteurs", a justifié l'exécutif dép...
Un RSA agricole expérimenté à partir du 1er juillet.
C'est à La Pyle vendredi dernier, sur l'exploitation d'Alexandre Porte (membre de l'association REAGIR) et en présence notamment…
Le rendement apparent par vache laitière (VL) a fortement progressé, compensant une nouvelle baisse du cheptel.
Lait : retour sur terre.
En dépit de la pression sanitaire, l'élevage laitier a vécu une année 2025 d'exception. 2026 pourra difficilement faire mieux.
La délégation JA Normandie au congrès national.
La Normandie représentée lors du congrès national JA.
Du 2 au 4 juin 2026, Bourg-en-Bresse a accueilli le 59e Congrès national des Jeunes Agriculteurs (JA), rendez-vous…
guide colza terres inovia
vient de paraître

Guide de culture colza 2026 :

les clés pour sécuriser l'implantation

et optimiser la…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole