Bastien, le seul producteur de semences de pois pour l'oisellerie en Normandie.
Bastien Gadeyne, âgé de 28 ans s'est installé à Saint-Aubin-du-Thenney sur une ferme de 160 hectares où "j'élève des vaches allaitantes et cultive des céréales : blé, orge, colza, maïs pour les animaux". Il est aussi le seul producteur de semences de pois marbrés en Normandie pour la filière de l'oisellerie. Même si sa quatrième saison a été plus difficile à cause de la canicule, l'agriculteur ne voit que des avantages à cette culture.
Le multiplicateur de pois marbrés
Bastien Gadeyne a été choisi par la coopérative NatUp, "car j'étais un jeune agriculteur qui faisait déjà des petits pois. Il fallait cette expérience pour décrocher ce contrat. Depuis, sur douze à quinze hectares, je sème des graines pour faire de la semence. Je suis un multiplicateur de pois marbrés. Un marché très réduit". Semé fin février - début mars "sur un terrain bien ressuyé", les pois "sont moissonnés vers le 15 juillet lorsque le taux d'humidité est compris entre 16/18 %. Puis, je les stocke jusqu'en janvier. NatUp vient alors les chercher pour le triage optique, et pour une livraison chez Exelience. Ils seront alors fournis à d'autres agriculteurs pour être ressemés afin d'atteindre le pois consommable par les oiseaux dans des mélanges. Cela se cultive donc comme des pois jaunes conventionnels. Ils sont reconnaissables par une taille plus petite, ses fleurs roses et sa couleur rose marbré".
Une culture rentable
Même si le marché est limité, le jeune agriculteur y trouve que des avantages, "car sa culture entre dans les rotations. Cela m'a remplacé la culture des pois jaunes et me permet de faire une culture différente. En plus, il n'y a pas besoin d'azote donc l'année suivante, la terre pour la culture du blé n'a pas besoin d'être labourée. C'est un bon point pour les gaz à effet de serre et rentre donc dans le contrat des bonnes conditions de la PAC. Enfin, NatUp paye une avance en décembre, fait un règlement en mars et un complément en juin. Les impuretés sont déduites du poids final soit environ 5 % du volume. Même si cette année avec la canicule, je suis passé de 40/45 quintaux l'hectare à 35, cela reste rentable". Avec sa compagne, Bastien Gadeyne a aussi lancé la boutique automatique, Le panier des Product'Eure à Broglie. Elle est officiellement ouverte.