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Axelle Piednoël mise sur la vigne à Bourg-Achard.

Axelle et Olivier Piednoël ont planté en avril 2022 quatre cépages sur 1,5 ha et ont donné le nom de Leprince à leur domaine, en hommage à l'arrière-grand-père d'Olivier, Emile Leprince.

Axelle Piednoël s'est reconvertie pour lancer le domaine Leprince. Elle a suivi un BTS viticulture oenologie.
Axelle Piednoël s'est reconvertie pour lancer le domaine Leprince. Elle a suivi un BTS viticulture oenologie.
© © LA

Un soleil automnal réchauffe la vigne entourée de pâturages. Ses feuilles, parées de teintes orange, se détachent à mesure que la saison avance. Entre les rangs, bottes aux pieds, gants en main et sourire aux lèvres, Axelle Piednoël vérifie ses plants, accompagnée de Moon, sa chienne « et fidèle collègue ». La jeune viticultrice de 34 ans s'est lancée avec son mari Olivier dans la création d'un domaine viticole à Bourg-Achard, dans l'Eure. La terre des ancêtres de son mari porte aujourd'hui 6 894 plants. Sur 1,5 ha, exposé plein sud, quatre cépages s'épanouissent depuis le mois d'avril dans le sol normand, « de type sablo-limoneux et argileux, qui conserve un minimum d'humidité, idéal pour les plants », assure Axelle Piednoël.

 

QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU

L'idée de créer un domaine en Normandie a germé dans la tête d'Axelle Piednoël pendant la pandémie. A l'époque, la viticultrice s'occupait de l'export de produits pharmaceutiques mais n'y trouvait plus son compte. « Je voulais quelque chose de nouveau, que l'on ne voit pas ici comme le cidre ou les pommes et qui soit viable. » Grande amatrice de vin, Axelle Piednoël avait connaissance de domaines viticoles dans la région. « J'ai fait une étude de marché, et de sol, ainsi qu'une formation en viticulture et oenologie pendant deux ans », raconte-t-elle. Son mari Olivier a conservé son emploi dans le transport, afin d'assurer un revenu, le temps que la vigne porte ses fruits.

 

DIX JOURS DE PREPARATION ET DE PLANTATION

En avril donc, le domaine Leprince, en hommage à l'arrière-grand-père d'Olivier, Emile Leprince, est né. « En cinq jours de préparation et cinq jours de plantation, grâce à de nombreux coups de main, la vigne était plantée », se réjouit la vigneronne, mère de deux enfants, de 6 ans et 4 ans.

Les quatre cépages ont été choisis pour leur résistance aux maladies cryptogamiques : le sauvignac, originaire d'Allemagne, est issu comme son nom l'indique du sauvignon ; le Muscaris, de Suisse ; le Soreli et le Fleurtai, dont les origines sont italiennes. « Ces cépages, encore méconnus, ont été autorisés en 2020 et sont issus de croisements et non pas d'OGM », précise Axelle Piednoël. Le but est de réaliser un vin blanc sec, « à notre goût et surtout celui des futurs dégustateurs ».

 

L'ENTRETIEN GRACE AU PLAN B

Comme beaucoup le constatent, les hectares de vigne ne s'étalent pas à perte de vue en Normandie. Alors, peu d'outils spécifiques à cette production sont à la disposition des jeunes viticulteurs. Place donc au plan B. « Nous avons investi dans un micro-tracteur et un rotavator acheté au magasin de motoculteur à Bourg-Achard. »

Le désherbage se fait à la binette ou à la débrousailleuse. Maintenant que l'hiver s'installe, le travaille à la vigne diminue et reprendra aux beaux jours. En attendant, Axelle Piednoël s'affaire à la paperasse. Demande de subventions, permis de construire pour un futur chai, conversion au bio (effectif d'ici trois ans)... Comme tout agriculteur, Axelle Piednoël a son lot d'administratif. « Ça en vaut la peine ! Le grand-père de mon mari a dit une fois : ''Il faudra faire du vin ici''. » Il avait raison. o

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