Aller au contenu principal

Assurance : Macron s'engage sur Omnibus et une rallonge budgétaire.

Emmanuel Macron s'est engagé à rallonger de 80 millions d'euros le budget alloué à la réforme de la gestion des risques et à appliquer pleinement Omnibus. Des incertitudes demeurent sur l'indemnisation publique au titre des pertes catastrophiques.

En déplacement sur la fête agricole Terres de Jim, le président de la République a fait plusieurs annonces concernant la réforme de la gestion des risques climatiques.
En déplacement sur la fête agricole Terres de Jim, le président de la République a fait plusieurs annonces concernant la réforme de la gestion des risques climatiques.
© © CS ACTUAGRI

En déplacement le 9 septembre à Outarville, dans le Loiret, sur la fête agricole Terres de Jim organisée par les Jeunes agriculteurs (JA), le président de la République a fait plusieurs annonces concernant la réforme de la gestion des risques climatiques. Lors d'une table ronde, Emmanuel Macron a annoncé qu'il « confirme » le budget de 600 millions d'euros (Me) prévu pour la réforme de la gestion des risques. Budget qu'il avait lui-même annoncé un an plus tôt à l'édition 2021 des Terres de Jim dans les Alpes de Hautes-Provence.

Dans la foulée, il a ajouté qu'il serait prêt à aller jusqu'à 680 Me si nécessaire. Ceci, afin de « tenir ce que j'ai compris comme étant ce sacro-saint 20-70-90 et de permettre, y compris aux filières qui étaient à 25 % (de seuil de déclenchement de l'assurance) d'aller aux 20 % pour créer un appel d'air et une vraie attractivité de ce système d'assurance », a déclaré Emmanuel Macron. Par cette déclaration, le président a en fait annoncé l'application du règlement européen Omnibus pour toutes les filières (20 % de seuil de déclenchement de l'assurance, 70 % de subvention à la prime d'assurance, NDLR) et l'application d'un taux d'indemnisation publique de 90 % pour les pertes catastrophiques subies par les agriculteurs assurés.

 

LA FNSEA OPTIMISTE SUR LE « CHOC ASSURANTIEL »

Des mesures espérées depuis de longs mois par le syndicat majoritaire. « Ces annonces sont de nature à provoquer le « choc assurantiel » pour que les agriculteurs aujourd'hui non-couverts saisissent l'opportunité de s'assurer et que les actuels assurés ne se détournent pas de l'assurance », se sont félicités la FNSEA et les JA dans un communiqué commun envoyé à l'issue d'un huis clos du Caf (FNSEA, JA, Chambres, CNMCCA) avec le président de la République. Durant son allocution, Emmanuel Macron a précisé qu'il y aura « une clause de revoyure » sur la rallonge budgétaire car, « si on dépasse les 680 Me l'État ne peut pas être un payeur aveugle ». Ce rendez-vous aura lieu en fin d'année 2023, selon le vice-président de la FNSEA Joël Limouzin.

En revanche, le chef de l'État ne s'est pas prononcé sur le seuil de déclenchement de l'indemnisation publique pour les pertes catastrophiques. Ce seuil devrait être fixé à 30 % de pertes pour l'arboriculture et les prairies, et à 50 ou 60 % pour la viticulture et les grandes cultures. Le sujet prête à d'intenses discussions pour ces deux dernières filières qui défendent mordicus un seuil à 50 %. De même, Emmanuel Macron ne s'est pas prononcé sur la dégressivité de l'indemnisation publique pour les agriculteurs non assurés. Interrogé le 13 septembre, le cabinet de Marc Fesneau a confirmé que ces deux points sont « en cours d'arbitrage ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Quel matériel utiliser pour nettoyer et pailler les logettes ?

L’entretien quotidien des logettes est une opération indispensable pour assurer le confort et le bon état sanitaire des bovins…

Figure 1 : résistance au piétin-verse repérée par marquage moléculaire du gène Pch1 chez des variétés de blé tendre.
Le génotypage couplé au phénotypage permet de caractériser plus rapidement les variétés.
Rapidité, essais raisonnés, maîtrise des coûts... Combiner le marquage moléculaire à du phénotypage classique accélère le…
Cive d'été. Disposant d'une bonne résistance au stress hydrique et thermique, le tournesol, en association avec du maïs ou du sorgho, s'avère une solution satisfaisante en Seine-Maritime, d'autant que certaines variétés, spécifiques aux Cive, s'affichent à un prix très abordable.
Cive d'hiver ou d'été : bien choisir les espèces à implanter.
Pour réussir leurs couverts intermédiaires à valorisation énergétique (Cive), les agriculteurs doivent semer des espèces…
L'unité collective de méthanisation Agrigaz Vire.
Mesurer l'impact climatique de la méthanisation grâce à l'outil DIGES 3.
À Vire-Normandie (Calvados), l'unité collective de méthanisation Agrigaz Vire a réalisé son bilan d'émissions de gaz à effet de…
Sur douze mois, la production de bovins viande s'est repliée de 23 000 téc.
Bovins viande : en 2026, la production diminuerait moins.
Cette année, un rebond des abattages des vaches de réforme est attendu. Mais moins de Jeunes bovins devraient être produits. La…
La foule agricole est nombreuse, mardi 20 janvier, à Strasbourg (Alsace). Près de 1 000 tracteurs et environ 4 000 manifestants sont là.
Manif à Strasbourg : "Il n'est pas question de renoncer".
Après Bruxelles, le Pont de Normandie, l'Assemblée nationale et bien d'autres lieux de France, les agriculteurs manifestent à…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole