Aller au contenu principal

Association des irrigants de l’Eure : fédérer plus pour peser plus.

L’association des irrigants de l’Eure, qui regroupe une cinquantaine d’adhérents, tient son assemblée générale le 6 mars prochain. Alors qu’en ce début mars, on parle déjà de déficit en eau, son co-président souhaite élargir la base de l’association pour peser plus et mieux dans les défis à relever face à un enjeu capital pour le devenir de la Ferme Eure.

Benoît Martin : « sans irrigation, on peut très vite déséquilibrer une
filière. Nous devons donc nous fédérer encore plus largement pour peser dans les arbitrages à venir.
Benoît Martin : « sans irrigation, on peut très vite déséquilibrer une
filière. Nous devons donc nous fédérer encore plus largement pour peser dans les arbitrages à venir.
© C.C.

« Il est impératif de fédérer le maximum d’irrigants du département pour être représentatif et peser dans les négociations avec l’administration ». En cette fin d’hiver où le manque d’eau alimente déjà « radio campagne », Benoît Martin (co-président de l’association des irrigants de l’Eure) lance un appel à ses pairs. « Nous sommes une association a-syndicale et a-politique », précise-t-il au passage.

 

260 MM DEPUIS SEPTEMBRE

Si la campagne d’irrigation 2022 s’est plutôt bien déroulée malgré quelques restrictions, Benoît Martin se montre beaucoup plus inquiet pour 2023. « Les nappes phréatiques ont très peu rechargé. Il n’est tombé que 260 mm de pluie depuis septembre contre 500-600 mm en année normale. Le comité sècheresse risque de tomber de bonne heure si on n’a pas de rattrapage pluviométrique au printemps ».

Dans un contexte où la pression sociétale autour de l’eau est de plus en plus prégnante, l’association des irrigants se félicite des bonnes relations qu’elle entretient avec l’administration locale. « La DDTM est à notre écoute. Nous ne sommes pas dans une relation frontale et travaillons vers un même objectif : protéger durablement la ressource en eau », insiste-t-il invitant au passage les irrigants pas encore aux normes à rentrer dans les clous. « Nous ne pouvons pas défendre l’indéfendable. Il y va de notre crédibilité ».  Rester crédible pour pérenniser l’irrigation et donc des cultures à valeur ajoutée comme les légumes ou la pomme de terre de consommation. « L’irrigation est créatrice d’emplois et elle constitue parallèlement un des éléments de notre souveraineté alimentaire », conclut Benoît Martin invitant chacun à assumer ses responsabilités en rejoignant l’association.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Zone réglementée IAHP au 13 mars 2026.
Un foyer d'IAHP détecté à Juignettes.
Un foyer d'influenza aviaire hautement pathogène a été confirmé le 13 mars dans une exploitation commerciale détenant des…
AMAURY LEVESQUE FNSEA 27
" Noyons l'administration " : la FNSEA 27 appelle à une mobilisation massive.
En France, la taille des haies par les agriculteurs est soumise à une réglementation stricte. Les interventions ne sont…
Corinne Sauvegrain, 56 ans, est exploitante de la pisciculture de Bernay. Investie dans son activité, elle œuvre au quotidien pour faire vivre et développer son exploitation, avec un attachement fort à son territoire et à la qualité de sa production.
Quand une simple vérification permet de récupérer des milliers d'euros.
Une adhérente a récemment sollicité un accompagnement après avoir constaté des montants de taxe foncière particulièrement élevés.
Un lisier laissé à la surface du sol perd en moyenne 50 % de son azote ammoniacal par volatilisation.
Les clés pour un épandage maîtrisé.
Les activités agricoles contribuent aux émissions de polluants atmosphériques. La période des épandages est particulièrement…
Batteries installées à l'EARL Elevage Mouche par Objectifs Energies.
Avec les batteries, l'exploitation gagne en autonomie énergétique.
Sur une exploitation laitière de 140 vaches, une centrale photovoltaïque de 100 kWc associée à des batteries permet de réduire la…
Affinez votre gestion de pâturage à la pousse du moment.
Le refroidissement des températures matinales a probablement eu raison de la bonne dynamique de pousse d'herbe qui était jusque-…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole