Aller au contenu principal

Améliorer les retraites, rompre l’isolement

Si la réforme des retraites occupe une place majeure dans l’actualité depuis plusieurs mois, les retraités agricoles entendent bien faire savoir qu’elle ne règle rien pour eux

Gérard Bédouin, nouveau président de la section
régionale des anciens exploitants
Gérard Bédouin, nouveau président de la section
régionale des anciens exploitants
© DR:

Alors que les retraite sagricoles stagnent toujours, désindexées de l’inflation, le pouvoir d’achat des retraités s’érode sous les coups de la fiscalité et de la hausse des charges liées à la vie en milieu rural. « Transports et carburants par exemple rendent notre coût de la vie plus élevé » expliquent les membres de la section régionale réunis à Caen le 20 février dernier.

 

RETRAITÉ EN MILIEU RURAL

D’autant plus que les mesures du gouvernement n’ont fait qu’empirer les choses en maintenant un plafond à la retraite de réversion et en supprimant la demi-part fiscale accordée aux personnes veuves. Résultat, les retraités agricoles ont des revenus inférieurs au seuil de pauvreté et la réforme débattue depuis quelques jours au Parlement, n’apporte aucune réponse. Pire, les amendements proposés par la FNSEA et son réseau ont été balayés d’un revers de main. C’est dire si le combat syndical en la matière est ardu et nécessite la mobilisation de tous. Les membres de la section ont aussi réfléchi à leurs conditions de vie en milieu rural.

Eloignement des centres de décision, raréfaction des services, en particulier pour la santé, fracture numérique : autant de handicaps identifiés qui renchérissent le coût de la vie et qui tendent à isoler les agriculteurs retraités en milieu rural. « Maintenir les personnes âgées à domicile, c’est bien à condition d’être assez autonome pour avoir une vie sociale » ont-ils remarqué. Ils estiment même que, parfois, «rester à domicile, cela peut être se replier sur soi-même et être plus isolé que jamais ». C’est la raison pour laquelle ils ne font pas du maintien à domicile un objectif absolu. Des solutions d’hébergement plus regroupé avec une autonomie sont à développer pour permettre à la fois un accès aux soins facilité et une vie sociale.

 

AGENDA RURAL

Ce sujet pourrait figurer à l’agenda rural annoncé par le Premier ministre en septembre dernier. Ce projet qui devrait commencer par un inventaire des services disponibles en milieu rural devra mobiliser les retraités agricoles. Il ne serait pas concevable qu’un tel état des lieux se fasse sans leur contribution. Ce sera un thème de travail majeur des prochaines semaines.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

Les aides concernent les exploitants agricoles, les Cuma, les ETARF ainsi que les filières aquacoles et conchylicoles.
Crise énergétique : le récapitulatif complet des aides pour les agriculteurs
Face à l'instabilité géopolitique et à la hausse marquée des coûts de l'énergie, le ministère de l'Agriculture déploie un plan d'…
Vêtements 100 % lin normand : Mi-Juin a son show-room

Depuis 3 ans, Pauline Beuzelin, fondatrice de Mi-Juin, s'attache à développer son entreprise 
de confection de…

L'offre est valable jusqu'au 30 juin.
Carte Moisson lance l'opération nationale Hydro Gun.
La solution simple et économique pour sécuriser le remplissage du pulvérisateur.
Le Bulletin de santé du végétal.
Les conditions pluvieuses et fraîches depuis une dizaine de jours ont pu faire progresser et se développer les maladies, mais ont…
Agnès Marre (présidente du GDS Eure) : "au centre du paysage agricole, notre travail s'appuie sur les éleveurs, sur les vétérinaires sanitaires mais également sur l'administration et sur les travaux proposés par le laboratoire départemental. Tous contribuent à la vigilance sanitaire".
FCO : "vacciner, le seul message qui vaille", insiste le GDS.
Dernière assemblée générale en tant que présidente pour Agnès Marre le 12 mai dernier. "La fièvre Catarrhale Ovine a fait…
À la linière du Ressault, le strippage représente 90 % (900 ha sur 1 000 ha jusqu'en Eure-et-Loir) de la récolte de semence de lin. Derrière : simplement un semis direct de blé, autre avantage.
Semence de lin : le stripper sécurise l'autonomie.
À la linière du Ressault (teillage Lamerant) à Le Neubourg (27), l'autosuffisance en semence de lin a presque 30 ans d'âge. Le…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole