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Quand une simple vérification permet de récupérer des milliers d'euros.

Une adhérente a récemment sollicité un accompagnement après avoir constaté des montants de taxe foncière particulièrement élevés.

Corinne Sauvegrain, 56 ans, est exploitante de la pisciculture de Bernay. Investie dans son activité, elle œuvre au quotidien pour faire vivre et développer son exploitation, avec un attachement fort à son territoire et à la qualité de sa production.
Corinne Sauvegrain, 56 ans, est exploitante de la pisciculture de Bernay. Investie dans son activité, elle œuvre au quotidien pour faire vivre et développer son exploitation, avec un attachement fort à son territoire et à la qualité de sa production.
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© Corinne SAUVEGRAIN

Depuis quelques années, cette adhérente réglait à sa propriétaire la part de taxe foncière. Toutefois, les montants en question suscitaient des interrogations : près de 9 000 euros pour une parcelle de moins d'un hectare. Un niveau de taxation particulièrement inhabituel au regard de la nature du bien. " Je pensais que c'était normal... mais plus les années passaient, plus ça me semblait excessif ", confie-t-elle.

Face à cette situation, une vérification approfondie a été engagée. L'ensemble des avis de taxe foncière sur les dernières années a été repris et analysé. Les recalculs ont rapidement confirmé une incohérence manifeste entre les montants demandés et les caractéristiques de la parcelle concernée.

Les recherches ont notamment porté sur la consultation du cadastre ainsi que sur la vérification de la classification de la parcelle auprès de l'administration fiscale. Ces démarches ont permis de mettre en évidence une erreur déterminante : le terrain était enregistré comme un " parking ". " Quand j'ai appris ça, je n'en revenais pas ", souligne-t-elle.

Une telle classification entraîne mécaniquement une valeur locative cadastrale bien plus élevée que celle d'une parcelle agricole ou naturelle, ce qui explique le niveau anormal de la taxe foncière appliquée. " On fait confiance aux documents officiels, on ne pense pas forcément à vérifier ce genre de détail ", reconnaît l'adhérente.

Une fois l'origine du problème identifiée, une démarche structurée a été engagée auprès du service des impôts.

Quelques semaines après l'envoi du dossier, l'administration fiscale a reconnu l'erreur et procédé à la correction de la classification cadastrale. La parcelle a été requalifiée conformément à sa nature réelle, entraînant une révision à la baisse du montant de la taxe foncière.

Par ailleurs, les sommes indûment versées au cours des années précédentes ont fait l'objet d'un remboursement. Au total, ce sont plusieurs milliers d'euros qui ont pu être récupérés par l'adhérente. " C'est un vrai soulagement", conclut-elle.

Dans cette situation, l'accompagnement de la FNSEA 27 a permis d'identifier rapidement l'origine de l'erreur et de structurer les démarches nécessaires auprès de l'administration. Ce travail d'analyse et de suivi s'avère souvent déterminant pour faire aboutir ce type de dossier. " Seul, je n'aurais pas su par où commencer ", reconnaît l'adhérente.

L'ensemble des adhérents peut bénéficier de cet appui : qu'il s'agisse d'une vérification de taxe foncière, d'une interrogation sur un avis d'imposition ou d'un doute sur une situation administrative.

" Aujourd'hui, je n'hésiterai plus à demander conseil ", ajoute-t-elle.

Dans certaines situations, une simple vérification suffit ainsi à rétablir une imposition conforme à la réalité et à éviter des paiements injustifiés sur le long terme.

Adhérente de longue date à la FNSEA 27, Corinne Sauvegrain s'inscrit pleinement dans le réseau syndical agricole, convaincue de l'importance de l'accompagnement et de la défense collective des intérêts des exploitants.

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