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Le tournesol, une tête d'assolement supplémentaire.

Jeudi 2 octobre, près de La Barre-en-Ouche (27), l'ETA Lhomer a battu du tournesol chez Thomas Louwagie.
Philippe Lhomer, son dirigeant, observe un retour en force de la culture dans le secteur Orne-Eure.
Une tendance qui l'a incité à investir dans du matériel spécifique pour en assurer la récolte.

"L'ETA ne coûte pas plus cher que d'avoir son propre matériel aujourd'hui. Avec le prix de l'assurance, du fioul, de l'entretien du matériel… ça monte vite donc c'est important de bien rentabiliser son investissement", estime Philippe Lhomer, fort de ses cinquante ans d'expérience dans les champs.
© PS

En ce jeudi après-midi du début du mois d'octobre, sous un ciel plutôt dégagé et une température suffisante, la moissonneuse-batteuse de l'ETA Lhomer avalait les plantes entières de tournesol sur la parcelle de Thomas Louwagie, agriculteur installé près de La Barre-en-Ouche. Semé au mois de mai, derrière une dérobée de seigle, le tournesol présentait cette année une maturité hétérogène liée à un sursemis nécessaire après les dégâts causés par les oiseaux. Il fallait sauver ce qui était mûr et laisser les zones encore trop vertes pour plus tard. "Mais, on ne pouvait pas attendre davantage, sinon c'était prendre un risque supplémentaire au niveau de la météo qui devient de plus en capricieuse à cette période", confie Philippe Lhomer. Une situation typique d'une culture que l'on retrouve plus au sud mais qui (re)trouve peu à peu sa place dans les assolements normands.

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