Aller au contenu principal

La Région soutient les reconversions.

Edouard Douville, maraîcher au Gros Theil, a accueilli, jeudi dernier, Hervé Morin, président de la Région Normandie, Jean-Paul Legendre, président de la communauté de communes du Pays du Neubourg, Laurent Vallée, maire du Bosc-du-Theil et des membres de la chambre d’agriculture sur son exploitation.

Edouard Douville et sa femme Muriel, privilégient la vente en circuits courts. Ils proposent aux consommateurs de venir cueillir directement sur la parcelle ou préparent des paniers prêts à emporter.
Edouard Douville et sa femme Muriel, privilégient la vente en circuits courts. Ils proposent aux consommateurs de venir cueillir directement sur la parcelle ou préparent des paniers prêts à emporter.
© REGION NORMANDIE

Edouard Douville, 48 ans, est un ancien militaire de l’armée de l’air, un ancien mécanicien sur avion. Issu d’une famille d’agriculteurs, il décide de se reconvertir dans le maraîchage. « Mon frère a repris l’exploitation céréalière familiale il y a une vingtaine d’années. Ce projet de reconversion est un travail sur le long terme. C’était en réflexion depuis environ trois ans ».

Le 1er janvier 2020, Edouard Douville s’installe sur une parcelle de 5 hectares qu’il loue à son frère. « L’idée de départ était de m’installer en vergers mais cela prend du temps. Avec ma femme, Muriel, nous nous sommes, donc, diversifiés avec des fruits rouges et des légumes ». L’exploitation est, aujourd’hui, en conversion biologique. « Mon frère est passé au bio en avril et mai 2019. Pour ma part, je suis dans ma deuxième année ». Le maraîcher, fraîchement installé, a, donc, bénéficié du soutien de la Région à hauteur de 11 500 euros via le dispositif Impulsion Installation. Un programme destiné à l’installation de porteurs de projet de plus de 40 ans. « Ce dispositif vise à soutenir l’installation en agriculture et le développement d’activités agricoles en zone rurale, notamment des plus de 40 ans ou de ceux n’ayant pas le niveau d’étude requis. La Région encourage les jeunes qui le peuvent à bénéficier de la DJA. Cependant, un porteur de projet éligible à la DJA peut préférer demander l’aide Impulsion-Installation. Seuls sont aidés les projets liés à la première installation ou reprise d’une activité agricole », détaille la Région.

« Mes investissements sont estimés à 95 000 euros. J’ai reçuune aide de 10 500 euros au titre du programme Impulsion Installation et 1 000 euros supplémentaires m’ont été attribués pour le maraîchage ».

 

DES PROJETS

L’exploitation produit une gamme assez large de légumes. « Nous proposons des salades, radis, carottes, différentes variétés de choux, des courges, des pommes de terre, des panais, des poireaux… Nous privilégions la vente en circuits courts. Nous proposons aux consommateurs de venir cueillir directement sur la parcelle ou préparons des paniers prêts à emporter ». Une partie de la production est vendue via les casiers installés par la Fermede Chris au Gros Theil. « Cet été, je proposais des fraises, des tomates et des courgettes ».

Sylvie et Bruno Pattyn, éleveurs porcins à la Ferme Ivilloise d’Iville, vendent, également les produits du maraîcher dans leur boutique installé en avril dernier sur leur exploitation. Désormais, Edouard et Muriel Douville étudient la possibilitéde créer de « petits ateliers de 250 poules pondeuses. Nous attendons que le verger soit bien implanté, qu’il est pris de l’ampleur, d’ici 3 à 5 ans. Plus tard, pourquoi ne pas intégrer un ou des moutons pour l’entretien de la parcelle. Une réflexion en lien avec notre conversion en agriculture biologique ».

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

« Une Seule Santé », une approche qui met en évidence les liens entre humains, animaux et environnement.
" Une Seule Santé " en élevage : se former pour plus de résilience.
Le 9 juin dernier les résultats du projet européen " LIVET ", impliquant Chambres d'agriculture de Normandie et…
Adoptons les bons réflexes pour protéger nos récoltes.
"Vigilance renforcée face au risque d'incendie durant l'épisode caniculaire.

Nous appelons l'ensemble de la profession agricole à ne faire fonctionner aucune machine dans les champs aux heures les plus…

Quentin Biron remporte le concours du meilleur présentateur.
Retour sur les résultats du festival Agricult'Eure en Folie !
Le festival Agricult'Eure en Folie qui s'est tenu les 13 et 14 juin derniers à Boissy-Lamberville était l'occasion de mettre à l'…
Un massif arbustif paillé avec du miscanthus dans une commune de Seine-Maritime.
Le miscanthus : des opportunités pour les collectivités.
Depuis plusieurs années, les Chambres d'agriculture de Normandie travaillent au développement des plantations de miscanthus, une…
Une modification d'un dossier PAC est possible sans pénalité jusqu'au 20 septembre.
Modifications PAC 2026.
Les modifications sont possibles sans pénalités (droit à l'erreur), dans le cadre ou non du suivi des surfaces en temps réel (…
À l'approche des moissons, attention à ne pas confondre dessèchement rapide des plantes sous l'effet des fortes chaleurs et maturité effective des siliques et des graines.
Colza : précocité exceptionnelle, moissons déjà à l'approche.
Confronté à plusieurs épisodes de stress depuis janvier, le colza termine sa campagne dans un contexte de maturation accélérée.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole