Aller au contenu principal

La pyrale, le papillon blanc estival du maïs.

Présente depuis quelques années dans le sud de la Normandie, la pyrale du maïs gagne du terrain et se développe désormais dans toute la région. A l’origine de dégâts qualitatifs ou de perte de rendement, ce ravageur est surveillé dans le cadre du réseau de surveillance sanitaire des cultures, le Bulletin de Santé du Végétal (BSV).

La pyrale peut avoir
une forte incidence sur le
rendement et la qualité du maïs,
en grain comme en fourrage.
La pyrale peut avoir
une forte incidence sur le
rendement et la qualité du maïs,
en grain comme en fourrage.
© ©DR
La pyrale est un papillon blanc dont le cycle de ponte a lieu fin juillet en Normandie, à la faveur d’un temps chaud et humide correspondant aux conditions climatiques actuelles. Courant août, les larves foreuses émergent et entreprennent leur migration à l’intérieur de la canne de maïs, du pédoncule de l’épi ou de l’épi de maïs. Différents dégâts peuvent alors être observés comme une perte de rendement par casse mécanique de la tige ou de l’épi mais également une dégradation de la qualité sanitaire ; les blessures ainsi occasionnées sont autant de points de développement de fusarioses, champignons pathogènes produisant des mycotoxines altérant la qualité de l’ensilage récolté en fin d’été.
UN PIC DE VOL 2019ENCORE LIMITÉ
Les premiers vols de pyrales du maïs ont été détectés dans la région au cours de la première semaine de juillet mais sont restés plus faibles que les années passées. A noter que les conditions météo de juin ont pu retarder l’émergence du papillon par manque de pluie. Les premières pontes visibles sur la face inférieure des feuilles débutent, à la faveur du temps chaud et humide actuel. L’observation de vos parcelles est donc conseillée afin d’évaluer la présence de l’insecte avant son éclosion en larves foreuses. Un micro-insecte au secours du maïs.
Pour limiter les usages des produits phytosanitaires, tout en protégeant efficacement les cultures, des méthodes de lutte alternatives existent. C’est le cas du trichogramme, un petit hyménoptère qui détruit les populations de pyrales dans les champs de maïs. Afin d’être efficace, le lâcher de ces micro-guêpes doit avoir lieu au moment des premières pontes de pyrales.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

« Une Seule Santé », une approche qui met en évidence les liens entre humains, animaux et environnement.
" Une Seule Santé " en élevage : se former pour plus de résilience.
Le 9 juin dernier les résultats du projet européen " LIVET ", impliquant Chambres d'agriculture de Normandie et…
Adoptons les bons réflexes pour protéger nos récoltes.
"Vigilance renforcée face au risque d'incendie durant l'épisode caniculaire.

Nous appelons l'ensemble de la profession agricole à ne faire fonctionner aucune machine dans les champs aux heures les plus…

Quentin Biron remporte le concours du meilleur présentateur.
Retour sur les résultats du festival Agricult'Eure en Folie !
Le festival Agricult'Eure en Folie qui s'est tenu les 13 et 14 juin derniers à Boissy-Lamberville était l'occasion de mettre à l'…
Une modification d'un dossier PAC est possible sans pénalité jusqu'au 20 septembre.
Modifications PAC 2026.
Les modifications sont possibles sans pénalités (droit à l'erreur), dans le cadre ou non du suivi des surfaces en temps réel (…
Un massif arbustif paillé avec du miscanthus dans une commune de Seine-Maritime.
Le miscanthus : des opportunités pour les collectivités.
Depuis plusieurs années, les Chambres d'agriculture de Normandie travaillent au développement des plantations de miscanthus, une…
À l'approche des moissons, attention à ne pas confondre dessèchement rapide des plantes sous l'effet des fortes chaleurs et maturité effective des siliques et des graines.
Colza : précocité exceptionnelle, moissons déjà à l'approche.
Confronté à plusieurs épisodes de stress depuis janvier, le colza termine sa campagne dans un contexte de maturation accélérée.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole