Aller au contenu principal

La ferme céréalière normande en 2030 : du qualitatif pour assurer sa résilience.

A quoi ressemblera la ferme céréalière normande à l'horizon 2030 ? C'est la question que s'est posée la FRSEA à l'occasion de la journée AGPB qui s'est déroulée le 18 février dernier à Guichainville (27). Beaucoup d'interrogations et une certitude : le marché export pèsera tout autant dans la balance commerciale dans un contexte d'exigence qualitative plus marquée.

Participaient également à la table ronde : Christophe Lemelle (responsable exécution et cahier des charges filières chez Sénalia), Alexis Portheault (vice-président de la coopérative NatUp et
agriculteur) et Gaëtan Synaeve (responsable filière chez Sevépi)
Participaient également à la table ronde : Christophe Lemelle (responsable exécution et cahier des charges filières chez Sénalia), Alexis Portheault (vice-président de la coopérative NatUp et
agriculteur) et Gaëtan Synaeve (responsable filière chez Sevépi)
© DR.

Avant la table ronde, Eric Thirouin a balayé l'actualité céréalière et notamment la réforme de la PAC 2023-2027. « On est un peu à un tournant, alors il convient de se remettre en cause, plaide le président de l'AGPB.  Il faut limiter les impacts du reverdissement en ciblant les points de vigilance ». Un de ces points, c'est l'accès aux éco régimes avec ses conséquences économiques sur le revenu futur des céréaliers : de + 7 % de compensation PAC à - 30 % selon le niveau d'engagement dans le nouveau dispositif. « Une des voies privilégiées par beaucoup, c'est la mise en place de cultures non productives. Il faut peut-être jeter l'éponge sur un peu de surface ? » Dans ce verdissement parfois à marche forcée, « la priorité de la Commission européenne à 25 % de la SAU en bio, c'est de l'inconscience géopolitique planétaire », il y a aussi de bonnes surprises comme la certification environnementale. « On a une excellence française. Avec le label bas carbone, pour une fois sur un sujet environnement, on va gagner de l'argent même si ce n'est pas Byzance ».

 

Une benne sur deux à l'export

Mais il n'y a pas que la PAC qui va peser sur le revenu céréalier normand demain et au-delà. Une benne sur deux aujourd'hui part à l'export et ce sera toujours le cas en 2030. Mais dans la benne, un blé plus qualitatif (plus de poids spécifique par exemple) avec moins d'impureté.

C'est ce challenge que doit relever la plaine régionale tout en restant économiquement compétitive. La recherche et la logistique doivent accompagner ces évolutions. Du côté des agriculteurs et des organismes stockeurs, on est prêt à se retrousser les manches, mais on a besoin de visibilité avant d'investir. Un énième arbitrage réglementaire sur le stockage de l'ammonitrate sans fondement scientifique, ni mesure d'impact sur la Ferme France et la souveraineté alimentaire du pays vient de tomber. Il nécessiterait des investissements supplémentaires conséquents évalués entre 80 et 120 000 e par exploitation agricole. Un nouveau grain de sable dans la goulotte de la moissonneuse-batteuse.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

« Une Seule Santé », une approche qui met en évidence les liens entre humains, animaux et environnement.
" Une Seule Santé " en élevage : se former pour plus de résilience.
Le 9 juin dernier les résultats du projet européen " LIVET ", impliquant Chambres d'agriculture de Normandie et…
Adoptons les bons réflexes pour protéger nos récoltes.
"Vigilance renforcée face au risque d'incendie durant l'épisode caniculaire.

Nous appelons l'ensemble de la profession agricole à ne faire fonctionner aucune machine dans les champs aux heures les plus…

Quentin Biron remporte le concours du meilleur présentateur.
Retour sur les résultats du festival Agricult'Eure en Folie !
Le festival Agricult'Eure en Folie qui s'est tenu les 13 et 14 juin derniers à Boissy-Lamberville était l'occasion de mettre à l'…
Une modification d'un dossier PAC est possible sans pénalité jusqu'au 20 septembre.
Modifications PAC 2026.
Les modifications sont possibles sans pénalités (droit à l'erreur), dans le cadre ou non du suivi des surfaces en temps réel (…
Un massif arbustif paillé avec du miscanthus dans une commune de Seine-Maritime.
Le miscanthus : des opportunités pour les collectivités.
Depuis plusieurs années, les Chambres d'agriculture de Normandie travaillent au développement des plantations de miscanthus, une…
À l'approche des moissons, attention à ne pas confondre dessèchement rapide des plantes sous l'effet des fortes chaleurs et maturité effective des siliques et des graines.
Colza : précocité exceptionnelle, moissons déjà à l'approche.
Confronté à plusieurs épisodes de stress depuis janvier, le colza termine sa campagne dans un contexte de maturation accélérée.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole