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Influenza aviaire : confinement des volailles dans l’Eure.

Depuis la détection du virus influenza aviaire hautement pathogène H5N8 sur deux cygnes aux Pays-Bas le 23 octobre, le nombre de cas dans la faune sauvage ne cesse de croître en Europe du Nord. Des foyers domestiques et des cas dans l’avifaune sauvage ont été confirmés non seulement aux Pays-Bas mais également en Allemagne et au Royaume-Uni.

© DR.

L’accélération de la dynamique d’infection accentue le risque d’introduction du virus en France via les couloirs de migration actuellement empruntés par les oiseaux sauvages.

 

PASSAGE DE RISQUE « MODÉRÉ » À « RISQUE « ÉLEVÉ »

Face à cette situation, le ministre de l’Agriculture et de l’Alimentation a décidé de faire passer de « modéré » à « élevé » le niveau de risque d’introduction du virus influenza aviaire par l’avifaune en France métropolitaine dans les départements, comme l’Eure, traversés par les couloirs de migration de ces oiseaux sauvages et dans les zones à risque particulier. Cette décision a été prise après information des professionnels des filières avicoles et de la fédération nationale des chasseurs et consultation de l’Office français de la biodiversité.

 

QUELLES MESURES POUR LES AVICULTEURS DE L’EURE ?

Depuis le 6 novembre, les mesures de prévention suivantes sont rendues obligatoires dans l’ensemble des départements classés en niveau « élevé », dont l’Eure, et dans les zones à risque particulier (ZRP) :

- claustration ou protection des élevages de volailles par un filet avec réduction des parcours extérieurs pour les animaux ;

- surveillance clinique quotidienne obligatoire pour tous les détenteurs d’oiseaux captifs. Vous trouverez ci-joint les critères d’alerte prévus par l’arrêté du 16 mars 2016 relatif aux niveaux du risque épizootique en raison de l’infection de l’avifaune par un virus de l’influenza aviaire hautement pathogène et aux dispositifs associés de surveillance et de prévention chez les volailles et autres oiseaux captifs ;

- interdiction de rassemblement d’oiseaux (exemples : concours, foires ou expositions) ;

- interdiction de faire participer des oiseaux originaires de ces départements à des rassemblements organisés dans le reste du territoire ;

- interdiction des transports et lâchers de gibiers à plumes ;

- interdiction d’utilisation d’appelant.

 

Les mesures suivantes sont par ailleurs maintenues obligatoires sur tout le territoire :

- surveillance clinique quotidienne dans les élevages commerciaux ;

- interdiction des compétitions de pigeons voyageurs au départ ou à l’arrivée d’un département cité ;- vaccination obligatoire dansles zoos pour les oiseaux nepouvant être confinés ou protégéssous filet.

 

DES SOLUTIONS ALTERNATIVES EN CAS DE CONFINEMENT NON RÉALISABLE ?

Pour les élevages commerciaux, en cas d’impossibilité de mettre en place les mesures relatives à la claustration ou à la protection des volailles pour des raisons de bien-être animal, de technique d’élevage ou de contraintes liées à un cahier des charges répondant à un signe officiel de qualité, des dérogations sont susceptibles d’être accordées par la Direction Départementale de la Protection des Populations (DDPP) de l’Eure sur la base d’un compte-rendu vétérinaire. Néanmoins, la claustration demeure néanmoins la disposition la plus sécuritaire vis-à-vis du contact avec les oiseaux sauvages.

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