Aller au contenu principal

Eau potable : la montée en puissance des droits de préemption foncière sur les aires d'alimentation de captage.

Face à la dégradation de la qualité des ressources en eau potable, l'État et les collectivités territoriales ont engagé depuis plusieurs années une stratégie de plus en plus offensive de maîtrise foncière. Au cœur de cette stratégie figurent les droits de préemption, outils juridiques puissants permettant à une personne publique de se substituer à un acquéreur privé lors d'une vente. Longtemps marginaux dans le champ de l'eau, ces mécanismes connaissent aujourd'hui une montée en puissance qui soulève de nombreuses interrogations, en particulier pour les propriétaires et les exploitants agricoles.

La protection de l'eau potable s'impose désormais comme un levier majeur de recomposition foncière. 
La protection de l'eau potable s'impose désormais comme un levier majeur de recomposition foncière. 
© © Delphine Grosbois

Le droit de préemption urbain : un outil ancien, détourné de son objet initial

On l'oublie souvent, mais le droit de préemption urbain (DPU) peut servir à la protection des ressources en eau potable, même si ce n'est pas son objet principal. Créé dès 1975, le DPU est historiquement le premier droit de préemption mobilisable pour la préservation de l'eau, bien avant que cette préoccupation ne devienne centrale dans les politiques publiques.

Le DPU est applicable sur toutes les parcelles situées dans un périmètre de protection rapproché d'un point de captage d'eau potable. Or, ces périmètres peuvent représenter des surfaces considérables, parfois de 200 à 300 hectares. Jusqu'en 2019, le DPU pouvait également être instauré sur l'ensemble d'une aire d'alimentation de captage (AAC). Depuis cette date, cette possibilité a été supprimée au profit d'un nouveau dispositif spécifique.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout l'Eure Agricole.

Les plus lus

« Une Seule Santé », une approche qui met en évidence les liens entre humains, animaux et environnement.
" Une Seule Santé " en élevage : se former pour plus de résilience.
Le 9 juin dernier les résultats du projet européen " LIVET ", impliquant Chambres d'agriculture de Normandie et…
Adoptons les bons réflexes pour protéger nos récoltes.
"Vigilance renforcée face au risque d'incendie durant l'épisode caniculaire.

Nous appelons l'ensemble de la profession agricole à ne faire fonctionner aucune machine dans les champs aux heures les plus…

Quentin Biron remporte le concours du meilleur présentateur.
Retour sur les résultats du festival Agricult'Eure en Folie !
Le festival Agricult'Eure en Folie qui s'est tenu les 13 et 14 juin derniers à Boissy-Lamberville était l'occasion de mettre à l'…
Un massif arbustif paillé avec du miscanthus dans une commune de Seine-Maritime.
Le miscanthus : des opportunités pour les collectivités.
Depuis plusieurs années, les Chambres d'agriculture de Normandie travaillent au développement des plantations de miscanthus, une…
Une modification d'un dossier PAC est possible sans pénalité jusqu'au 20 septembre.
Modifications PAC 2026.
Les modifications sont possibles sans pénalités (droit à l'erreur), dans le cadre ou non du suivi des surfaces en temps réel (…
À l'approche des moissons, attention à ne pas confondre dessèchement rapide des plantes sous l'effet des fortes chaleurs et maturité effective des siliques et des graines.
Colza : précocité exceptionnelle, moissons déjà à l'approche.
Confronté à plusieurs épisodes de stress depuis janvier, le colza termine sa campagne dans un contexte de maturation accélérée.
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 185€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site l'Eure Agricole
Consultez le journal l'Eure Agricole au format numérique, sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce aux newsletters du journal de l'Eure Agricole