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Des souvenirs d'aujourd'hui aux projets de demain.

Les 9 étudiants accueillis par le lycée agricole de Chambray (Eure), le 14 mars pour 2 semaines, racontent aujourd'hui leurs souvenirs à leurs familles et amis du côté de Corrientes. Des souvenirs qui peut-être se transformeront demain en projets innovants au pays du Messi (Lionel : capitaine de l'équipe de football d'Argentine championne du monde).

Caroline Lagoutte (professeure d'économie) : « les jeunes Argentins
sont ravis de cet échange. Pour eux, c'est un rêve qui est devenu réalité ».
Caroline Lagoutte (professeure d'économie) : « les jeunes Argentins
sont ravis de cet échange. Pour eux, c'est un rêve qui est devenu réalité ».
© TG

Ils se prénomment German, Camilo, Martin, Lucila, Esteban, Nahuel, Daila, Fabricio et Alejo. Ils sont étudiants dans différentes EFAS (école d'agriculture) de la région de Corrientes en Argentine. C'est à la méritocratie qu'ils ont décroché leur ticket pour une expérience de 15 jours en France. « Pour eux, c'est un rêve qui est devenu réalité. Il faut savoir qu'ils sont issus de familles très modestes. Ils ont travaillé dur pour récolter l'argent nécessaire à ce voyage. Ils ont tous été sélectionnés sur le mérite et les notes à l'école », recontextualise Caroline Lagoutte, professeure d'économie depuis 7 ans au lycée agricole de Chambray (27). Un lycée dont l'équipe encadrante est à l'origine de cet échange culturel et scolaire entre la France et l'Argentine (lire aussi notre édition du 23 mars). « Les jeunes argentins sont ravis. Ils sont tous super polis, agréables, ouverts, curieux... Ils posent de multiples questions. Ils profitent du moment et on en profite avec eux ».

 

DEMAIN INGENIEUR OU VETERINAIRE

Esteban et consorts confirment. Une expérience très enrichissante qui leur donne des idées. Ils s'orientent majoritairement vers des études d'ingénieur agronome ou vétérinaire, mais ils intègreront peut-être un jour un peu de France dans leur projet professionnel. Martin Guzeman Metrechen en a pincé pour la méthanisation. « Il n'y en a pas chez nous. Alors pourquoi ne pas en installer une à plus petite échelle ? Ce serait une innovation ». A ses côtés, Alejo mettrait bien le pied à un autre étrier. « En Argentine, le cheval est utilisé pour le travail au champ alors quand j'ai découvert la production de lait de jument, cela m'a interpellé ».

« Sur le travail de la terre et les plantes, j'ai appris des choses qui pourront me servir pour la suite », rebondit German. « On n'a pas la même façon de travailler. Certaines plantes qu'on cultive ici, ils les cultivent aussi, mais pour une autre utilisation comme l'alimentation animale », confirme Maëva Robert. Salariée du lycée agricole au service CREE (Centre de Ressource et d'Education à l'Environnement) et en charge du potager historique, elle a fait passer son savoir-faire. « Ils posent beaucoup de questions, ils sont très curieux et comme ils sont dans le milieu agricole, ils nous apportent parallèlement beaucoup en retour ». La cerise sur le gâteau, ce sera peut-être le haricot de Pont-Audemer. « On va cultiver des variétés potagères normandes. On compte leur donner des graines pour qu'ils les cultivent en Argentine, du moins qu'ils essaient ». Un grand rendez-vous avec la petite histoire ?

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