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De bonnes conditions pour les céréales cette année.

En Normandie, les conditions météorologiques douces de cet automne ont permis de semer les céréales dans de bonnes conditions dans la majorité des cas.

© PIXABAY

Les dernières implantations sont intervenues sereinement en novembre. Les céréales se sont développées rapidement cette année, sous l’effet des températures particulièrement douces et l’absence d’excès d’eau dans les sols. Dès fin septembre, les semis les plus précoces ont débuté en Haute-Normandie. Le cumul de précipitations en octobre sur ce secteur est proche de la médiane des cinquante dernières années, avec toutefois une concentration sur la première décade. Dans ces conditions, une deuxième vague de semis s’est concentrée autour du 15 octobre. Quant au mois de novembre, il a été très sec, ce qui a permis la réalisation des désherbages et des protections insecticides.

 

TEMPÉRATURES DOUCES

Pour l’ensemble de la région Normandie, les températures automnales observées ont été très douces et supérieures à la médiane, favorisant le développement rapide des céréales. Les semis les plus précoces sont actuellement en plein tallage. Cette douceur a eu également des conséquences sur le développement des adventices et l’activité des ravageurs d’automne.

Dans la plupart des parcelles, les désherbages d’automne ont pu être réalisés dans des conditions satisfaisantes, grâce aux larges fenêtres d’intervention possibles en novembre. Les semis les plus précoces (septembre - début octobre) ont parfois déjà reçu deux passages herbicides, en situation de flore graminée abondante. Pour ces parcelles, des marques de phytotoxicités sont parfois observées. Ces marquages s’expliquent par les importants abats d’eau survenus après les semis ou juste après les désherbages de post levée mi-novembre. Ces phytotoxicités seront la plupart du temps sans impact sur la culture puisque celle-ci bénéficie actuellement de conditions saines (pas d’excès d’eau dans les parcelles) et qu’elles surviennent sur des céréales jeunes, ayant des facultés de récupération et de compensation. Les céréales devraient être en capacité de détoxifier assez rapidement et de continuer leur cycle de développement.

En Haute-Normandie, des manques d’efficacités sont parfois constatés pour les passages de post levée réalisés sur novembre. Ceci peut s’expliquer par deux phénomènes. En premier, le peu de pluie après des applications réalisées sur des sols secs. Dans ces situations, il convient d’attendre au moins 4 semaines après pour évaluer leurs efficacités. En fonction des résultats observés, une nouvelle intervention pourra être planifiée si nécessaire. En second, le décalage à la suite des pluies d’octobre du passage de post levée, souvent en rattrapage de la prélevée sur des semis très précoces. Le désherbage a donc eu lieu sur des stades de graminées (vulpins, ray-grass) déjà bien développés. Dans ce cas, il faut envisager un nouveau rattrapage avec des herbicides foliaires, à condition que ces produits fonctionnent encore sur la flore graminée. Dans les parcelles où cette flore est difficile à maîtriser, il conviendra d’ajuster la conduite pour les prochaines campagnes et d’actionner l’ensemble des leviers agronomiques (rotation, faux-semis, décalages de dates de semis…).

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